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1 % des porteurs d’un xanthélasma ont fait un infarctus dans l’année qui a suivi le diagnostic. Le taux tombe à 0,35 % chez des témoins appariés. L’écart sort d’une étude de l’école de médecine de Stanford parue dans la revue Atherosclerosis, qui a comparé 17 925 porteurs de ces petites plaques jaunes des paupières à 17 925 patients indemnes suivis eux aussi en ophtalmologie.
Le xanthélasma est un dépôt de graisse jaunâtre qui s’installe sous la peau, le plus souvent à l’angle interne de la paupière. Il ne fait pas mal, il ne gêne pas la vue, et rien en lui ne pousse à consulter. Rapporté à l’écart absolu, 0,65 point sépare les deux groupes : cela fait un infarctus de plus pour 154 porteurs suivis pendant un an.
Ce que l’étude a comparé, et sur qui
Les auteurs, rattachés au Byers Eye Institute de Stanford, ont travaillé sur TriNetX, un réseau de dossiers médicaux électroniques. Chaque porteur de xanthélasma a été apparié à un patient suivi pour une presbytie, donc vu lui aussi chez l’ophtalmologiste. Les personnes ayant déjà fait un infarctus, un AVC ou un accident ischémique transitoire avant l’inclusion ont été écartées des deux groupes. À un an, le risque d’infarctus ressort 2,92 fois plus élevé chez les porteurs, celui d’AVC 3,35 fois, celui d’accident ischémique transitoire 3,29 fois. Les trois écarts tiennent encore à cinq ans et à dix ans.
Les trois événements se déplacent ensemble, et dans les mêmes proportions.

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Les taux restent faibles des deux côtés : sur 100 porteurs, 99 n’ont pas fait d’infarctus dans l’année. Et l’étude décrit une association, pas une cause, sur une population américaine de dossiers médicaux.
| Événement | Porteurs d’un xanthélasma | Témoins appariés | Rapport de risque (HR) |
|---|---|---|---|
| Infarctus du myocarde | 1,00 % | 0,35 % | 2,92 |
| AVC | 0,95 % | 0,30 % | 3,35 |
| Accident ischémique transitoire | 0,60 % | 0,19 % | 3,29 |
Chez 17 925 porteurs d’un xanthélasma suivis un an, l’infarctus touche 1 % d’entre eux contre 0,35 % des témoins appariés, selon une étude de Stanford parue dans la revue Atherosclerosis en mai 2026.
Le cholestérol n’explique pas tout
Un résultat complique la lecture simple du signe : les porteurs de xanthélasma ont connu autant d’événements cardiaques que leur bilan lipidique soit anormal ou non, relève ScienceAlert. La plaque ne se résume donc pas à un excès de cholestérol circulant, et plusieurs mécanismes se superposent. La littérature était jusqu’ici partagée : certains travaux appuyaient l’association, d’autres jugeaient qu’elle s’effaçait une fois les facteurs de risque classiques pris en compte. Les auteurs concluent que le xanthélasma est « associé à une incidence plus élevée d’événements cardio-cérébrovasculaires majeurs jusqu’à dix ans » et le rangent parmi les marqueurs utiles pour stratifier le risque.

Ce que ça doit déclencher
Le réflexe à ne pas avoir : filer chez un praticien pour faire retirer la plaque. Le laser ou l’acide effacent le signe, pas ce qu’il signale. Le geste utile est une prise de sang, ce que l’Assurance maladie appelle l’exploration d’une anomalie lipidique : réalisée à jeun, elle mesure le cholestérol total, le LDL, le HDL, le non-HDL et les triglycérides.
Ce bilan est recommandé à partir de 40 ans chez l’homme et de 50 ans chez la femme en l’absence de facteur de risque, avant la mise en route d’une contraception hormonale, et à tout âge quand le risque cardiovasculaire est élevé. Résultats normaux, un contrôle tous les cinq ans suffit ; dyslipidémie déjà traitée, il devient annuel.
Le terrain français dit pourquoi ce signe mérite un rendez-vous : l’étude Esteban, menée entre 2014 et 2016 sur des adultes de 18 à 74 ans, mesurait un LDL moyen de 1,30 g/l et 19,3 % de personnes au-dessus de 1,6 g/l. Parmi celles concernées par un LDL élevé ou déjà traitées, 51,3 % seulement déclaraient connaître leur hypercholestérolémie. Le corps envoie parfois un signal que personne ne relie à rien, comme le zona sans éruption.
Si vous avez cette plaque au coin d’une paupière, la phrase à sortir au prochain rendez-vous tient en une ligne : demander une exploration d’une anomalie lipidique.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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