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Dimanche matin, sept heures, au bord du fleuve Han : à Séoul, des familles s’élancent sur cinq kilomètres sans dossard chronométré, poussettes et chiens en laisse au milieu du peloton. Le 8 juillet, la mairie a annoncé pérenniser sa course « Easygoing Morning », littéralement la « matinée tranquille », après un essai qui a séduit. La vraie nouveauté, que les reprises internationales ont laissée de côté, tient dans un détail : ce que Séoul encourage, les règlements de course français l’interdisent presque partout.
Qu’est-ce que la course « Easygoing Morning » de Séoul ?
C’est une course qui refuse d’en être une. Là où le marathon classique impose records, allure et compétition, la ville invite à marcher, courir ou pédaler à son propre rythme, en accueillant explicitement poussettes, trottinettes et animaux tenus en laisse, selon le Korea Times. L’ambiance visée est celle d’une promenade collective, pas d’une ligne d’arrivée.

Pourquoi la ville la pérennise-t-elle ?
Parce que l’essai de mars a dépassé les attentes. Une enquête de satisfaction menée pendant la phase pilote a relevé 90,4 % de participants satisfaits et 96,1 % désireux de recommencer. Devant cet enthousiasme, la municipalité transforme l’expérience ponctuelle en rendez-vous régulier de l’été.
La saison élargie démarre le dimanche, de 7 heures à 9 heures, sur un parcours de cinq kilomètres au fil de l’eau, au départ de la place culturelle du parc de Yeouido, avec un aller-retour sur le pont de Mapo. Seules quelques voies sont neutralisées, pour protéger les marcheurs sans paralyser la circulation. Les 19 et 26 juillet, un nouveau tracé de deux kilomètres s’installera cette fois au cœur historique de la ville, autour de la place de Séoul et de l’artère Sejong-daero, offrant aux habitants une rare occasion de traverser le centre sans voitures.
Sur les sites, la municipalité déploie des « centres sportifs éphémères » avec des zones d’étirement, des décors pour les photos et des bilans de forme encadrés par des professionnels. « En nous appuyant sur l’accueil remarquable de notre pilote de printemps, nous sommes fiers d’installer ces séances matinales comme un rendez-vous régulier », résume un responsable de la ville, qui promet de « continuer à créer de nouveaux parcours à partir des parcs et des ponts emblématiques de Séoul ».
Poussettes, trottinettes, chiens : ce que la France interdit
C’est ici que le contraste saute aux yeux. En France, la réglementation des courses hors stade de la Fédération française d’athlétisme prévoit que les bicyclettes, les engins à roulettes et les animaux sont interdits sur le parcours, comme le rappelle la réglementation nationale et, à sa suite, la plupart des règlements de course. Une poussette ou un chien qui trotte à vos côtés, tolérés à Séoul, vous vaudraient une disqualification dans une course française classique.
La logique française n’est pas absurde : elle vise la sécurité et l’équité du chronomètre, et ces mêmes règlements écartent aussi tout accompagnement à vélo ou en rollers non autorisé par l’organisation. Mais elle dit quelque chose de notre rapport au sport de masse, pensé d’abord comme une performance à mesurer, là où Séoul le pense comme un moment à partager en famille.

Ce que cela dit du running loisir
La course coréenne surfe sur une vague de fond : le running redevient, pour beaucoup, un plaisir plutôt qu’un compteur. En misant sur des ponts et des parcs emblématiques, la ville installe des « centres sportifs éphémères » avec zones d’étirement, et fait de l’exercice matinal un service public familial autant qu’une politique de santé.
Reste à savoir si l’idée franchira les frontières. En France, elle supposerait d’assumer une course où l’on ne gagne rien, sinon la matinée passée dehors et le plaisir d’y avoir amené toute la famille. Séoul, qui aime déjà transformer le repos en événement collectif avec son concours de sieste au bord du Han, semble avoir un temps d’avance sur cette manière de faire du sport ensemble, sans se presser.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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