
Vérification
Huit heures du matin, le coffre est bouclé, et déjà la question rituelle monte de la banquette arrière : la tablette, oui ou non ? Un sondage a fait le tour des rédactions cet été avec un chiffre qui rassure les parents, celui d’un recul de onze points des écrans sur la route des vacances. Nous l’avons regardé de près. Le recul existe, mais il ne signifie pas que l’écran a quitté la voiture, et il émane d’un commanditaire qui a tout intérêt à le montrer.
L’affirmation« Les écrans reculent sur la banquette arrière pendant les trajets d’été. »
Notre verdictÀ nuancer
En bref
- Le recul de onze points est réel mais déclaratif, et il vient d’un sondage commandé par un fabricant de conteuses audio.
- 79 % des parents autorisent encore les écrans dans au moins une situation de transport : ils n’ont pas disparu, ils cohabitent.
- Sondage OpinionWay pour Tonies, 1 011 parents d’enfants de 3 à 10 ans, réalisé en ligne fin avril à mi-mai 2026.
- Les repères officiels restent les mêmes : pas d’écran avant 3 ans, usage exceptionnel entre 3 et 6 ans.
Ce que disent les faits
Le chiffre de départ est vrai. D’après le sondage relayé par ActuaLitté, 38 % des parents citent la tablette, le smartphone ou la console parmi les moyens auxquels ils recourent le plus souvent en long trajet. C’est onze points de moins qu’en 2025.
Mais un autre chiffre du même sondage raconte une histoire plus nuancée. 79 % des parents autorisent les écrans dans au moins une situation de transport. Entre l’usage régulier et l’exception consentie au fil de la route, la différence est immense.

Dans le détail, l’écran s’invite un peu partout. En voiture, 72 % des parents l’autorisent à un moment du trajet, dont un quart dès la première demi-heure. En train, la proportion grimpe à 73 %, et en avion à 70 %. Ce qui progresse vraiment, c’est l’audio : 78 % des familles utilisent au moins occasionnellement conteuses, livres audio ou podcasts.
Ce qui reste à nuancer
Le point central tient au commanditaire. L’étude a été commandée par Tonies, une entreprise qui vend des boîtes à histoires et des figurines sonores. Comme le note l’institut OpinionWay pour tous ses sondages d’entreprise, un fabricant a un intérêt direct à documenter la place des alternatives audio face aux écrans.
La méthode invite aussi à la prudence. Le sondage est déclaratif, réalisé en ligne selon la méthode des quotas, avec une marge d’incertitude annoncée entre 1,4 et 3,1 points. Il interroge des familles qui partent en vacances, un profil déjà particulier.

Un dernier signal invite à ne pas tout prendre au pied de la lettre. Neuf parents sur dix déclarent limiter les écrans pendant les vacances, mais 64 % seulement estiment y parvenir. L’écart entre l’intention affichée et la réalité vécue est le même qui, sans doute, gonfle un peu le fameux recul de onze points.
Pour se repérer sans culpabiliser, mieux vaut s’appuyer sur des sources indépendantes. La plateforme publique Je protège mon enfant et la règle dite du 3-6-9-12 rappellent l’essentiel : pas d’écran avant 3 ans, un usage exceptionnel et accompagné entre 3 et 6 ans, puis un cadre qui se desserre avec l’âge.
Alors si vous tendez la tablette au bout d’une heure de bouchon, vous n’êtes ni seuls ni de mauvais parents. Le sondage le confirme à sa manière : l’écran n’a pas quitté la banquette arrière, il a juste appris à partager la place avec un livre et une chanson.
Questions courantes
Que dit vraiment le sondage ?
Que 38 % des parents recourent souvent aux écrans en trajet, soit onze points de moins qu’en 2025, mais que 79 % les autorisent encore dans au moins une situation. Le recul est déclaratif, pas une disparition.
Qui a commandé cette étude ?
Tonies, un fabricant de conteuses et de contenus audio pour enfants. L’entreprise a un intérêt commercial direct à mettre en avant le repli des écrans au profit de l’audio.
Les écrans ont-ils disparu des trajets ?
Non. Ils restent autorisés par une large majorité de parents, en voiture comme en train ou en avion. Ils cohabitent désormais avec les livres, la musique et les histoires audio.
Quels repères pour les écrans des enfants ?
La règle du 3-6-9-12 et la plateforme publique Je protège mon enfant recommandent aucun écran avant 3 ans, un usage exceptionnel et accompagné de 3 à 6 ans, puis un encadrement adapté à chaque âge.
Le chiffre de 38 % est-il fiable ?
Il repose sur un sondage en ligne de 1 011 parents, selon la méthode des quotas, avec une marge de 1,4 à 3,1 points. C’est une tendance déclarée solide, mais à lire à la lumière de son commanditaire.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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