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Publié le 3 juillet 2026 · Mis à jour le 6 juillet 2026 à 12h57
La banquette arrière, un long ruban d’autoroute, et la fameuse question qui revient toutes les vingt minutes. Vous connaissez le décor. Cet été, un chiffre vient pourtant bousculer le récit habituel : 38 % des parents comptent sortir un écran pour occuper leurs enfants pendant les trajets, soit 11 points de moins qu’en 2025, selon une étude OpinionWay rendue publique en juin 2026. Une baisse nette, à contre-courant du discours qui répète que les écrans grignotent tout. Reste à savoir ce que ce chiffre dit, et ce qu’il ne dit pas.
Pour aller plus loin : notre dossier complet sur l’enfance en France, notre point d’entree sur les aides, les ecrans, l’ecole et la sante des enfants.
En bref
- 38 % des parents prévoient d’occuper leurs enfants avec un écran pendant les trajets d’été, soit 11 points de moins qu’en 2025 (étude OpinionWay pour tonies, juin 2026).
- La tranche jugée la plus délicate à gérer en voyage : les 3-5 ans (39 %), loin devant les moins de 3 ans (22 %) et les 6-10 ans (17 %).
- Les solutions audio montent en puissance : 78 % des parents y ont recours au moins ponctuellement.
- L’étude est commanditée par une marque de boîtes audio pour enfants : un contexte à garder en tête.
Le chiffre qui porte le titre mérite qu’on s’y arrête. Dans le détail, l’enquête distingue les supports : 20 % des parents proposent une tablette, 17 % une console, 16 % un smartphone. Et l’usage n’a pas disparu pour autant. Près de huit parents sur dix (79 %) autorisent malgré tout un écran à un moment ou à un autre du trajet, souvent plus vite dans le train ou l’avion, parfois dès la première demi-heure. Le recul n’est donc pas une disparition. C’est un glissement dans les habitudes, un écran que l’on dégaine un peu moins par réflexe.
Pourquoi les 3-5 ans coincent
C’est peut-être le résultat le plus parlant pour les familles. Interrogés sur l’âge le plus compliqué à occuper en voyage, 39 % des parents désignent les 3-5 ans, devant les tout-petits (22 %) et les plus grands (17 %). Rien d’étonnant quand on y pense : à cet âge, l’enfant ne dort plus autant qu’un bébé, ne se contente pas d’un doudou, mais n’a pas encore la patience d’un livre ou l’autonomie d’un jeu long. La fenêtre est étroite, et chaque parent qui a tenté d’expliquer la notion de temps à un enfant de quatre ans sait de quoi il retourne. Les tout-petits s’endorment plus vite au bercement de la route, les grands savent déjà lire, écouter ou jouer sans qu’on tienne la barre. Entre les deux, cet entre-deux âge tient le volant de la patience parentale.

Cette difficulté nourrit aussi une pression discrète, celle du regard des autres voyageurs. L’étude relève que 38 % des parents se disent plus stricts à cause de ce regard, et qu’un tiers a déjà ressenti de la gêne face au comportement de ses enfants. Certains vont plus loin : 36 % ont déjà choisi une destination plus proche pour éviter un trajet éprouvant.
Ce que dit le classement des âges
Pour visualiser l’écart, voici la répartition des tranches d’âge jugées les plus délicates à gérer en voyage. Le trio de tête raconte, à lui seul, la fatigue des départs en famille.

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Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Le pic sur les 3-5 ans n’a rien d’un hasard statistique : il correspond à ce moment où l’enfant réclame de l’attention en continu, sans savoir encore s’occuper seul très longtemps. Sur nos pages, nous revenons souvent sur les gestes du soir face aux écrans, mais la question du trajet obéit à d’autres règles, plus courtes et plus intenses.
Un chiffre honnête, mais une étude commanditée
Un point de méthode, parce qu’il compte. Cette enquête a été réalisée par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1 011 parents d’enfants de 3 à 10 ans, interrogés en ligne du 27 avril au 13 mai 2026. Solide sur la forme. Mais elle a été commandée par tonies, une marque allemande de conteuses audio pour enfants, dont le modèle repose précisément sur les alternatives aux écrans. Cela ne rend pas les chiffres faux, un institut sérieux ne truque pas ses résultats. Cela invite simplement à lire le récit du recul des écrans en gardant en tête qui a intérêt à le raconter. Sans surprise, les solutions audio y brillent : 78 % des parents en utilisent au moins ponctuellement, et 27 % en font l’un de leurs recours les plus fréquents, en hausse de 5 points sur un an. Le reste du palmarès reste plus classique et gratuit : la discussion arrive en tête (66 %), suivie de la musique (60 %) et des jeux verbaux comme les devinettes ou le Roi du Silence, mobilisés par plus de quatre parents sur dix. Autant de repères utiles, à condition de se rappeler d’où vient le chiffre qui les met en lumière.
Ce que disent, elles, les recommandations officielles
Au-delà des trajets, les repères publics existent et ils sont clairs. Depuis janvier 2025, le carnet de santé remis à chaque naissance intègre les recommandations sur l’exposition aux écrans. Avant 3 ans, elle est déconseillée, y compris en simple bruit de fond, car l’enfant a besoin d’interactions directes pour développer son attention. Entre 3 et 6 ans, l’usage doit rester exceptionnel, sur des contenus adaptés et accompagné par un adulte, comme le rappelle Santé publique France.

Le pédopsychiatre Serge Tisseron a popularisé une boussole simple, la règle du 3-6-9-12, reprise par l’Association française de pédiatrie ambulatoire : pas d’écran avant 3 ans, pas de console personnelle avant 6, pas d’Internet seul avant 9, pas de réseaux sociaux avant 12. Rien d’un décompte culpabilisant : un cadre, souple, qui aide à décider sans se juger. Sur la route de cet été, ces repères pèsent sans doute moins qu’un jeu de devinettes ou une histoire qui tourne dans les oreilles. Et c’est peut-être là, entre deux aires d’autoroute, que se joue le vrai apprentissage : celui de s’ennuyer un peu, ensemble.
Questions courantes
Les écrans reculent-ils vraiment pendant les vacances ?
Selon l’étude OpinionWay pour tonies de juin 2026, 38 % des parents comptent utiliser un écran pendant les trajets d’été, soit 11 points de moins qu’en 2025. C’est un recul mesuré, pas une disparition : 79 % en autorisent malgré tout à un moment du voyage.
Pourquoi la tranche 3-5 ans est-elle la plus difficile en voyage ?
39 % des parents la désignent comme la plus délicate. À cet âge, l’enfant réclame de l’attention en continu mais ne sait pas encore s’occuper seul longtemps, contrairement aux plus grands.
Faut-il se méfier d’une étude commandée par une marque ?
Pas la rejeter, mais la lire avec recul. OpinionWay est un institut reconnu et son échantillon est solide. Le commanditaire, tonies, vend des alternatives audio aux écrans : cela oriente la mise en avant, pas la fiabilité des chiffres.
Quelles sont les recommandations officielles sur les écrans ?
Pas d’écran avant 3 ans, usage exceptionnel et accompagné entre 3 et 6 ans. La règle 3-6-9-12 de Serge Tisseron, reprise par les pédiatres, donne un cadre par âge pour décider sans culpabiliser.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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