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Six dates tiennent déjà, en très gros, sur le tableau des Bleues, et aucune ne ressemble à un simple échauffement. Avant de penser aux plages brésiliennes de 2027, l’équipe de France féminine doit d’abord sortir d’un groupe avec les Pays-Bas, la Pologne et la République d’Irlande, sans détour.
Le tirage a été effectué à Nyon le 4 novembre 2025, et la FFF a aussitôt posé le décor : la Coupe du monde 2027 se jouera au Brésil du 24 juin au 25 juillet. Laurent Bonadei, sélectionneur des Bleues, n’a pas enjolivé l’affaire : « c’est un groupe relevé », a-t-il expliqué dans des propos repris par Sports Orange.
Le mot compte. Dans ce groupe A2, la première place donne le billet direct. Le reste pousse vers des matchs supplémentaires, ces barrages où une saison entière peut finir sur un poteau, une glissade ou un penalty. Pour une équipe qui vise le Brésil, le chemin commence donc maintenant, pas à l’été 2027. Il commence aussi dans un paradoxe très français : les Bleues sont assez fortes pour viser haut, mais pas assez installées dans les grands tournois pour gaspiller une fenêtre de qualification.

Un calendrier qui ne laisse pas respirer
La FFF a fixé les six rendez-vous : Irlande-France le 3 mars 2026, France-Pologne à Dijon le 7 mars, Pays-Bas-France le 14 avril, France-Pays-Bas à Auxerre le 18 avril, Pologne-France le 5 juin, puis France-Irlande à Grenoble le 9 juin. Trois mois, six matchs, deux voyages, deux soirées françaises à ne pas rater.
La liste de départ dit aussi la pression. En février, Laurent Bonadei a convoqué vingt-six joueuses pour ouvrir la campagne contre l’Irlande et la Pologne. Vingt-six noms, ce n’est pas seulement un groupe élargi : c’est un vestiaire où chaque minute d’entraînement peut peser, surtout quand les fenêtres internationales s’enchaînent vite.
Le premier piège est connu : battre les adversaires supposés plus accessibles sans laisser filer de points. Le deuxième est plus dur : ne pas transformer les Pays-Bas en finale avant l’heure. Les Néerlandaises ont déjà gagné l’Euro 2017, restent un repère fort du football féminin européen et obligent les Bleues à jouer haut, vite, propre. La Pologne et l’Irlande, elles, peuvent abîmer une campagne autrement : par un match fermé, un terrain lourd, une transition mal défendue.
Le Brésil est loin, les barrages sont tout près
La FIFA confirme que le Brésil accueillera la Coupe du monde féminine pour la première fois en Amérique du Sud. Le tournoi comptera 32 sélections, comme en 2023, et se tiendra du 24 juin au 25 juillet 2027. Le décor fait rêver, évidemment, mais il ne qualifie encore personne.
En Europe, l’UEFA rappelle que les qualifications vont jusqu’au 9 juin, avant des barrages prévus entre octobre et décembre. C’est la différence entre une campagne maîtrisée et une campagne sous tension : finir premières, ou devoir rallumer la machine à l’automne, quand les clubs auront repris leur rythme, les blessures leur tribut et la pression son volume.
Les résultats du printemps ont déjà donné une idée de la marge. L’Équipe rappelait après mars que les Bleues avaient bien lancé leur campagne par deux victoires, contre l’Irlande puis la Pologne. Mais le double rendez-vous néerlandais a remis une chose au centre : dans ce groupe, le confort ne dure jamais longtemps. Une avance peut disparaître en une mi-temps ; une différence de buts peut devenir une assurance discrète ; une remplaçante peut transformer un déplacement en respiration.

Le détail invisible au scoreboard
Le détail qui ne se voit pas sur une feuille de match, c’est la gestion du groupe entre deux villes. Dijon, Auxerre, Grenoble : ce ne sont pas seulement des stades, ce sont des routines à caler, des séances vidéo à digérer, des organismes à relancer. Le football international féminin se joue aussi là, dans ces heures sans caméra où l’on récupère assez pour presser encore. Ce sont des détails minuscules, presque ingrats, mais les grandes compétitions se préparent souvent à l’endroit où personne n’applaudit.
La couverture de France Bleu sur le tirage avait bien résumé le relief du groupe : Pays-Bas, Pologne, Irlande, aucun adversaire fantôme. Pour les clubs amateurs et les jeunes joueuses qui suivront la campagne, l’enjeu est limpide : voir une équipe de France gagner sa place, pas seulement la recevoir par statut.
Questions courantes
Quand commence la Coupe du monde féminine 2027 ?
La Coupe du monde féminine 2027 se jouera au Brésil du 24 juin au 25 juillet, avec 32 sélections.
Quels sont les adversaires des Bleues en qualification ?
La France affronte les Pays-Bas, la Pologne et la République d’Irlande dans le groupe A2 des qualifications européennes.
Que se passe-t-il si les Bleues ne finissent pas premières ?
La première place ouvre la qualification directe. Sinon, la France devra passer par des barrages pour rejoindre le tournoi final.
Le Brésil restera encore un mot sur une carte pendant plusieurs mois. Avant les couleurs, les hymnes et les stades, il y aura surtout six soirées européennes, un groupe serré, et cette première place qui peut faire gagner tout un automne. Si elle se décroche tôt, le Brésil commencera comme une promesse ; si elle échappe, il faudra encore le mériter en plein retour de saison.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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