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À quelle hauteur est posée la nacelle de la plus haute éolienne de série du monde ?
La réponse :
Le chiffre
Vous n’avez aucun repère pour 285 mètres. C’est la hauteur en bout de pale de l’éolienne que Max Bögl et Vestas ont achevée le 8 septembre 2026 à Winnberg, près de Sengenthal, en Bavière. Sa nacelle est posée à 199 mètres, et c’est ce chiffre-là qui fait le record du monde pour une machine de série.
285mètres en bout de pale, à Winnberg (Bavière)
Achevée le 8 septembre 2026, l’éolienne de Winnberg porte sa nacelle à 199 mètres, un mètre sous le bout de pale des plus hautes éoliennes françaises (200 mètres, en Haute-Vienne). Là où la machine allemande commence à brasser le ciel, la championne française a déjà fini. L’écart au sommet atteint 85 mètres.
Stefan Bögl, à la tête du groupe, y voit « un nouveau chapitre des possibilités techniques » pour la construction de tours. Chez Vestas, Phillip Seibel souligne que la V172-7,2 MW s’accommode de solutions de mâts inhabituelles. C’est l’argument de la série : les composants sont standardisés, ce qui permet d’adapter la hauteur de moyeu projet par projet, au lieu de dessiner une pièce unique.
Pourquoi les constructeurs montent si haut
Les vents forts vivent en altitude, hors de portée des turbines courantes et au-dessus des perturbations créées par les arbres, les bâtiments et le relief (département américain de l’Énergie). D’où la course à la hauteur. Les tours allemandes sont en moyenne 50 % plus hautes que les américaines, parce que le vent y est moins généreux.
Concrètement, Vestas propose sa V172-7,2 MW à six hauteurs de moyeu : 114, 150, 164, 166, 175 et 199 mètres. Winnberg a pris la dernière de la liste. Le rotor fait 172 mètres de diamètre et balaie 23 235 m², soit l’équivalent d’environ trois terrains de football à chaque tour. La machine doit produire 17 à 18 millions de kilowattheures par an, de quoi couvrir environ deux tiers des besoins énergétiques de Max Bögl à Sengenthal.

Mis côte à côte, ces mètres se lisent mieux.

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La tour Eiffel reste devant. Construite en 1889, elle culminait déjà à 300 mètres, et elle atteint 330 mètres depuis l’antenne radio installée le 15 mars 2022 (Ville de Paris). L’éolienne bavaroise s’arrête donc 15 mètres sous la tour d’origine, et 45 mètres sous celle d’aujourd’hui.
| Repère | Hauteur | Source |
|---|---|---|
| Winnberg (Bavière), bout de pale | 285 m | Max Bögl |
| Winnberg, hauteur de moyeu | 199 m | Max Bögl |
| Plus hautes éoliennes de France (Haute-Vienne), bout de pale | 200 m | Journal de l’éolien |
| Le mât seul de ces éoliennes | 139 m | Journal de l’éolien |
| Éolienne terrestre française courante, bout de pale | 120 à 155 m | Ministère de la Transition écologique |
| Balisage intermédiaire obligatoire sur le mât | au-delà de 150 m | Arrêté du 23 avril 2018 |
| Tour Eiffel en 1889 | 300 m | Ville de Paris |
| Tour Eiffel aujourd’hui, antennes comprises | 330 m | Ville de Paris |
Et chez nous ?
Ce qui plafonne vraiment les éoliennes françaises
Aucun texte ne fixe de hauteur maximale aux éoliennes terrestres françaises. L’arrêté du 23 avril 2018 prévoit même la suite. Au-delà de 150 mètres, le mât reçoit un balisage lumineux intermédiaire. Un niveau de feux à 45 mètres jusqu’à 200 mètres, deux niveaux entre 200 et 250 mètres, trois entre 250 et 300 mètres. La ligne des 300 mètres est donc déjà écrite dans le droit français.
Toute installation comprenant au moins un aérogénérateur de plus de 50 mètres passe par l’autorisation environnementale. Le ministère de la Transition écologique range la circulation aérienne et les radars parmi les conflits d’usage à instruire. Résultat : l’éolienne terrestre française courante mesure entre 120 et 155 mètres en bout de pale. Le parc terrestre pesait 24,4 gigawatts au 30 juin 2026, avec 13,4 GW de projets en file d’attente de raccordement (SDES, 4 septembre 2026).
Monter plus haut, c’est produire davantage sans prendre un mètre carré de plus au sol. C’est le même calcul climatique qui se joue, à une autre échelle, dans la remontée des sols polaires.
La mise en service de Winnberg est prévue à l’automne 2026. Avant cette date, les 199 mètres ne produisent rien.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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