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Le chiffre
Le 12 octobre 2026, 28,2 % des 799 piézomètres suivis en France montraient une nappe en baisse sur sept jours (51,4 % le 28 septembre). Les pluies des 7 et 8 octobre ont lancé la recharge d’automne dans le Sud et le Limousin, sauf que l’Ouest et la Normandie continuent de se vider.
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28,2 %des points de mesure en baisse au 12 octobre 2026
En deux semaines, le nombre de points en hausse a doublé, de 143 à 289. Sur les 95 départements suivis en métropole et outre-mer, 14 voient encore plus de la moitié de leurs piézomètres baisser, contre 41 le 28 septembre. Un point compte en baisse quand son niveau recule de plus de 2 cm en sept jours. Les mesures viennent des données piézométriques Hub’Eau, tirées de la banque nationale ADES, et sont compilées chaque semaine dans l’observatoire des nappes.
Points en hausse le 28 septembre143
Points en hausse le 12 octobre289
Variation du niveau sur sept jours des piézomètres à télétransmission de la banque ADES : 796 points mesurés le 28 septembre, 799 le 12 octobre.
Pourquoi le Sud et le Limousin remontent, et pas l’Ouest ?
Parce qu’il a plu au Sud, presque pas à l’Ouest. Les 7 et 8 octobre, l’Hérault et les Cévennes ont reçu plus de 250 mm, Montélimar (Drôme) plus de 125 mm, la Dordogne localement 100 mm. Beauvais n’a vu que 2,6 mm et l’île d’Yeu (Vendée) 0,8 mm, selon le bilan de Météo-Paris.
Le Gard, au pied des Cévennes, montre l’effet d’une grosse averse. Sept points sur dix y baissaient le 28 septembre ; le 12 octobre, aucun ne baisse et huit remontent. En Haute-Vienne, où 12 piézomètres sur 12 baissaient fin septembre, la part tombe à 33 %. En Corrèze, voisine de la Dordogne, elle passe de 80 % à 9 %.
L’Ouest attend. La Charente-Maritime, voisine de la Vendée, garde 8 points sur 12 en baisse, comme fin septembre. La Mayenne en garde 7 sur 9. L’Eure fait même pire qu’il y a deux semaines, avec 64 % de points en baisse contre 33 %. Sa nappe de la craie fait partie de celles que le BRGM dit inertielles : elles réagissent lentement, parfois sur plusieurs années. La Loire-Atlantique fait exception (1 point sur 8 en baisse), mais seuls 8 de ses 12 piézomètres avaient une mesure récente le 12 octobre.
Du Gard à la Mayenne, la part de points en baisse a suivi la carte des pluies.
| Territoire | En baisse le 28/09 (%) | En baisse le 12/10 (%) | En hausse le 12/10 (points) | Points suivis le 12/10 |
|---|---|---|---|---|
| France entière | 51,4 | 28,2 | 289 | 799 |
| Gard | 70,0 | 0,0 | 8 | 9 |
| Corrèze | 80,0 | 9,1 | 8 | 11 |
| Loire-Atlantique | 83,3 | 12,5 | 5 | 8 |
| Bouches-du-Rhône | 50,0 | 18,2 | 9 | 11 |
| Haute-Vienne | 100,0 | 33,3 | 4 | 12 |
| Creuse | 91,7 | 33,3 | 5 | 12 |
| Deux-Sèvres | 83,3 | 63,6 | 2 | 11 |
| Eure | 33,3 | 63,6 | 2 | 11 |
| Charente-Maritime | 66,7 | 66,7 | 3 | 12 |
| Mayenne | 80,0 | 77,8 | 1 | 9 |
D’où repartent les nappes ?
De très bas : au 1er octobre, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) classait 66 % des points d’observation sous les normales du mois, contre 31 % un an plus tôt. Seuls 7 % avaient amorcé leur recharge en septembre, contre 30 % en 2025, d’après son bulletin publié le 8 octobre.
Le socle du Limousin figure parmi les nappes aux niveaux très bas, avec celles du Morvan et des calcaires du Jura. En Haute-Vienne et en Corrèze, la remontée part du fond.
Quand se rechargent les nappes phréatiques ?
La recharge court du début de l’automne (septembre-octobre) au début du printemps (mars-avril), rappelle le BRGM. La végétation entre en sommeil et boit moins, les pluies sont en principe plus abondantes.
Combien de temps faut-il pour qu’une nappe remonte ? De quelques jours à plusieurs années : les nappes réactives des sables, des graviers ou des calcaires karstiques répondent vite ; celles de la craie ou des grès, lentement. Une hausse d’octobre ne garantit pas le niveau d’avril : pour les nappes réactives au niveau bas, le BRGM prévient qu’il faudra des pluies excédentaires cet hiver pour retrouver des niveaux proches de la normale.
Vrai ou faux ?
Une nappe qui remonte en octobre est assurée d’être pleine au printemps.
Faux. La recharge court jusqu’en mars-avril et le BRGM juge nécessaires, pour les nappes les plus basses, des pluies excédentaires cet hiver.
Les premières pluies d’automne profitent d’abord aux sols.
Vrai. Elles réhumidifient les sols asséchés par l’été ; seul le surplus s’infiltre jusqu’aux nappes.
La nappe de la craie, dans l’Eure, remonte quelques jours après la pluie.
Faux. Le BRGM classe la craie parmi les nappes inertielles, qui réagissent lentement ; le 12 octobre, 64 % des points de l’Eure baissaient encore.
Le 8 octobre, Météo-France n’avait pas de scénario assez précis pour annoncer un automne globalement sec ou humide, rapportait Euronews. Chaque robinet en dépend : en France, les eaux souterraines fournissent près des deux tiers de l’eau potable.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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