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Le stade Paul Rébeilleau, à Poitiers, a rendu ses verdicts les 11 et 12 juillet. Sur la piste, un nom revenait plus que les autres : celui d’un sprinteur de Nouvelle-Aquitaine repéré lors d’un stage de détection à l’automne 2021, entré l’année suivante au Centre fédéral handisport de Bordeaux, et déjà sacré deux fois champion d’Europe dans sa catégorie d’âge. Milo Bernard disputait ces Championnats de France d’athlétisme handisport quasiment chez lui, devant sa région. Le genre de rendez-vous qui ne fait pas la une des journaux, et qui dessine pourtant la relève tricolore pour 2028.
Deux jours, un stade, toutes les catégories
Ce sont les Championnats de France élite d’athlétisme handisport, réunis les 11 et 12 juillet 2026 au stade Paul Rébeilleau. Deux journées, un seul site, et l’ensemble des disciplines de la piste et des concours : courses du 100 mètres au 5 000 mètres, sauts et lancers, déclinés dans les catégories debout, fauteuil et course-cadre. La ville de Poitiers, qui accueillait l’épreuve, en a fait une vitrine de son engagement pour le parasport. La presse spécialisée annonçait plusieurs cadors attendus, Milo Bernard en tête d’affiche. Pour la ville, décrocher l’organisation d’un France élite, c’est aussi montrer des équipements accessibles et une culture du parasport qui ne se réveille pas seulement les années paralympiques.

De la détection au championnat à domicile
Son parcours tient en quelques dates, et il donne le sourire. Détecté lors d’un stage en octobre 2021, il rejoint en 2022 le Centre fédéral handisport installé au CREPS de Bordeaux, la structure qui accompagne les jeunes espoirs vers le haut niveau. Il court avec une lame à la jambe droite, sur le sprint long et le saut en longueur. Depuis, il a garni son armoire à médailles, avec deux titres continentaux chez les moins de 20 ans, sur 100 mètres et à la longueur. « Les Jeux sont ma source principale de motivation », confiait-il à sa fédération. Les décrocher un jour, après un championnat de France couru devant les siens, donnerait une saveur particulière à toute une trajectoire. Courir en Nouvelle-Aquitaine, à quelques encablures du centre qui l’a formé, n’a rien d’anodin pour un athlète de son âge : c’est souvent la première fois qu’un public familier peut mesurer le chemin parcouru depuis les premiers stages de détection.
Debout, fauteuil, course-cadre : de quoi parle-t-on
Le handisport classe les athlètes par catégories, pour que chacun concoure à armes égales. Trois grandes familles se partagent la piste. Les épreuves debout réunissent des athlètes amputés ou déficients d’un membre, souvent équipés de lames en carbone. Les courses fauteuil se disputent sur des engins profilés à trois roues, où la puissance des bras remplace celle des jambes. La course-cadre, ou frame running, permet à des athlètes présentant de forts troubles de l’équilibre de courir appuyés sur un cadre à trois roues : une discipline jeune, que la Fédération française handisport développe pour élargir l’accès à la compétition.

Un rendez-vous dans l’ombre des Jeux
Ces France ont beau couronner les meilleurs, elles se déroulent loin des projecteurs. C’est l’angle mort du parasport : entre deux éditions paralympiques, la discipline peine à exister dans les médias, alors même qu’elle fabrique, saison après saison, les champions de demain. Concrètement, une finale handisport se court souvent sans caméra ni chronomètre télévisé, quand la même distance chez les valides ouvrirait les journaux du soir. Un championnat national comme celui de Poitiers sert pourtant de jalon décisif. Il fixe des repères chronométriques, distribue les titres de l’année, et place les jeunes sur la rampe des grands rendez-vous, championnats du monde de 2027 puis Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028. Nous avions suivi d’autres moments de ce parasport à hauteur d’athlète, du tennis fauteuil à Roland-Garros aux clubs handisport ouverts l’été.
Il reste cette image simple : un jeune repéré il y a quatre ans qui salue son public, un week-end de juillet, entre deux vagues de chaleur. Le haut niveau se construit là, sur des pistes de région que presque personne ne regarde. La suite, elle, s’écrit maintenant.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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