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Sommaire
- En bref
- Qu’est-ce qui menaçait ce bébé avant sa naissance ?
- Comment des micro-ondes peuvent-elles soigner un fœtus ?
- Que savait-on faire jusqu’ici, et avec quelles chances ?
- Les micro-ondes sont-elles vraiment une première ?
- Pourquoi un seul bébé ne suffit-il pas ?
- Comment ces malformations sont-elles suivies en France ?
- Questions courantes
Récit
Une masse de 5 centimètres grossissait dans le poumon d’un fœtus de 22 semaines, porté par une femme de 40 ans à Shenzhen. Du liquide avait déjà envahi l’abdomen du bébé. Les médecins ont glissé une aiguille à travers le ventre de la mère, puis ont chauffé la masse aux micro-ondes. Trois jours plus tard, elle avait nettement régressé et le liquide avait disparu. L’enfant est né par césarienne à 37 semaines, avec un poids d’environ 2,9 kilos.
Le 20 août 2026, des médecins de Shenzhen et de Hong Kong ont publié le premier cas rapporté de malformation pulmonaire fœtale réduite par micro-ondes. L’équipe réunit l’hôpital pour femmes et enfants de Bao’an, à Shenzhen, et l’Université chinoise de Hong Kong. Elle le décrit dans la revue Ultrasound in Obstetrics & Gynecology (notice PubMed). Les auteurs y voient un nouveau jalon, selon The Business Standard et le quotidien bdnews24 (7 octobre 2026). Ils préviennent toutefois qu’un seul cas ne permet d’établir ni la sécurité ni l’efficacité de la technique.
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En bref
- Une malformation du poumon de 5 centimètres menaçait un fœtus de 22 semaines.
- Une aiguille à micro-ondes l’a fait régresser en trois jours.
- Le bébé est né à 37 semaines ; un seul cas ne prouve rien.
- À Chongqing, la radiofréquence avait déjà été tentée, avec des décès.
Qu’est-ce qui menaçait ce bébé avant sa naissance ?
Une CPAM, pour malformation congénitale des voies aériennes pulmonaires (le sigle anglais n’a rien à voir avec l’Assurance maladie). La presse anglophone parle de « tumeur ». Il s’agit pourtant d’un morceau de poumon mal développé, pas d’un cancer. Celle-ci était microkystique : faite de kystes minuscules, sans grosse poche de liquide.
La plupart de ces malformations ne menacent pas le bébé. Beaucoup commencent à diminuer vers 28 semaines de grossesse. Moins de 10 % grossissent au point de mettre sa vie en danger, selon le centre de traitement fœtal de l’UCSF, l’université de Californie à San Francisco.
Le danger vient de la place que prend la masse : en grossissant, elle comprime les organes voisins, et du liquide s’accumule dans le corps du fœtus : c’est l’anasarque. À ce stade, les fœtus ne survivent en général pas sans traitement, selon l’UCSF.
Comment des micro-ondes peuvent-elles soigner un fœtus ?
En détruisant la masse par la chaleur : l’aiguille traverse le ventre de la mère jusque dans la malformation et y délivre une énergie micro-ondes. Le tissu malade chauffe et meurt, sans que l’utérus soit ouvert.
Que savait-on faire jusqu’ici, et avec quelles chances ?
Trois options classiques existaient, chacune pour un profil de malformation, en dehors des techniques expérimentales par la chaleur. La première passe par la mère : deux injections de bétaméthasone à 24 heures d’intervalle, que l’UCSF réserve aux masses les plus volumineuses. En 2022, l’université de Campinas, au Brésil, a fait le bilan de quatre études sur ces corticoïdes. Après une seule cure, l’anasarque a disparu chez 70 % des fœtus et 83,8 % ont survécu.
La deuxième vise les gros kystes : un drain posé à travers le ventre maternel vide la poche dans le liquide amniotique. Elle ne servait à rien ici, faute de poche à vider.
La troisième, la plus lourde, passe par l’ouverture de l’utérus : les chirurgiens retirent la partie malade du poumon et replacent le fœtus. Environ la moitié des bébés opérés survivent, selon l’UCSF.
Les micro-ondes sont-elles vraiment une première ?
Pour la source d’énergie, oui : détruire la masse par la chaleur avait déjà été tenté avec la radiofréquence. À l’hôpital pour femmes et enfants de l’université médicale de Chongqing, une équipe a traité ainsi cinq fœtus entre juin 2020 et juin 2024. Tous avaient la même forme microkystique et tous étaient en anasarque. Deux cures de corticoïdes n’avaient pas suffi.
Trois bébés sont nés vivants, en moyenne à 36,6 semaines. Les deux autres fœtus sont morts in utero après l’intervention, selon leur série publiée en janvier 2026, dont les auteurs appellent à une extrême prudence.
| Option | Source | Résultat rapporté |
|---|---|---|
| Corticoïdes, une seule cure | Campinas, 2022 (4 études) | Anasarque disparue à 70 %, survie à 83,8 % |
| Chirurgie fœtale ouverte | UCSF | Environ la moitié des bébés survivent |
| Radiofréquence, après deux cures de corticoïdes | Chongqing, 2020-2024 | 3 bébés nés vivants sur 5 |
| Micro-ondes | Shenzhen et Hong Kong (2026) | 1 cas, bébé né à 37 semaines |
Ces séries ne se comparent pas entre elles : effectifs et gravité des cas diffèrent.
Pourquoi un seul bébé ne suffit-il pas ?
Parce qu’un succès ne donne pas de taux : un cas unique, même spectaculaire, ne dit rien des échecs, et la série de Chongqing montre qu’ils existent. D’autres cas devront montrer que la technique est sûre, reproductible et efficace avant qu’elle devienne une option pour les formes graves.
Et chez nous ?
Comment ces malformations sont-elles suivies en France ?
Elles restent rares : moins d’une grossesse sur 1 000, écrivait en 2011 l’équipe de l’hôpital Necker, à Paris, dans la Revue des maladies respiratoires. L’évolution spontanée et le pronostic y sont décrits comme « le plus souvent favorables ». L’anasarque y est qualifiée d’« urgence thérapeutique ».
Le repérage pendant la grossesse change la suite. Au CHU de Poitiers, une étude publiée en 2015 a suivi 45 enfants traités pour une malformation pulmonaire. Sur les 30 repérés avant la naissance, 60 % ont été opérés à titre préventif et 10 % en urgence. Chez les 15 découverts après la naissance, 67 % ont dû être opérés en urgence, après une complication.
Questions courantes
Quand opère-t-on une CPAM après la naissance ?
Le centre de traitement fœtal de l’université de Californie à San Francisco programme en général le retrait du morceau de poumon anormal vers 6 à 9 mois.
La CPAM est-elle fréquente ?
La CPAM seule toucherait de 1 grossesse sur 25 000 à 1 sur 35 000, selon les chiffres repris par la presse anglophone. Les malformations pulmonaires vues avant la naissance sont plus fréquentes, car elles comptent d’autres formes comme la séquestration pulmonaire.
À quel rythme surveille-t-on une grosse malformation pendant la grossesse ?
En général par une échographie par semaine, parfois deux ou trois, selon le centre de l’université de Californie à San Francisco.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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