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Huit adultes sur dix étaient en couple dans le district anglais de Bolsover, contre environ 55 % dans un arrondissement de Londres. Là où le couple est ainsi la norme, les personnes en couple se disent plus heureuses, et les célibataires restent aussi satisfaits qu’ailleurs. Une équipe menée par l’université de Bamberg, en Allemagne, l’a mesuré sur 382 078 adultes de 379 districts de Grande-Bretagne. L’étude, parue dans la revue Psychological Science, a été présentée par le site PsyPost le 12 octobre 2026.
Dans les districts britanniques où les couples dominent, l’écart de satisfaction de vie entre personnes en couple et célibataires est 29 % plus large que dans ceux où ils sont plus rares (Psychological Science, 2026). Les réponses viennent du Big Personality Test de la BBC, un questionnaire rempli en ligne par des volontaires entre 2009 et 2011.
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Les célibataires y sont-ils plus malheureux ?
Non. D’un district à l’autre, leur satisfaction de vie, notée de 1 à 7, reste à peu près stable. « Nous nous attendions à ce que les célibataires soient moins satisfaits là où beaucoup d’autres sont en couple », explique Tita Gonzalez Avilés, de l’Institut de psychologie de l’université de Bamberg, qui a dirigé l’étude. Le résultat l’a démentie : « nous n’en avons trouvé aucune trace ».
Pour les célibataires, ce qui pèse tient moins au nombre de couples alentour qu’à l’attitude locale envers le célibat. Dans les districts qui votent plus conservateur et comptent plus de fidèles religieux, l’écart plus large vient surtout de célibataires moins satisfaits. Cette attitude n’a pas été mesurée directement : le vote et la religion en servent d’indices.
Que représente cet écart, concrètement ?
En moyenne, les personnes en couple affichent un demi-écart-type de satisfaction de plus que les célibataires. Dit autrement, la personne en couple typique se dit plus satisfaite que 69 % des célibataires dans les districts où le couple est le moins répandu. Là où il domine, elle en devance 74 %, en ordre de grandeur.
Londres accentue le contraste. Sur 52 836 participants répartis dans 218 districts postaux de la capitale, l’écart se creuse de 51 % entre les quartiers où le couple est rare et ceux où il est courant. La part de célibataires devancés y passe de 66 % à 73 %.
- Quartiers de Londres où le couple est rare 66 %
- Districts britanniques où le couple est rare 69 %
- Quartiers de Londres où le couple est courant 73 %
- Districts britanniques où le couple domine 74 %
Pourquoi les couples vont-ils mieux là où ils sont nombreux ?
Peut-être parce qu’on se sent mieux quand son mode de vie colle aux normes de son entourage immédiat, avancent les chercheurs, qui reprennent une idée classique de la psychologie sociale. Dans un district où presque tout le monde vit à deux, le couple est dans le ton. « Les normes régionales sur le couple et les attentes de la société peuvent influer sur la façon dont les personnes en couple et les célibataires évaluent leur propre vie », ajoute Tita Gonzalez Avilés.
Les auteurs ont neutralisé l’âge, le sexe, le diplôme, l’emploi, les revenus, la santé et la personnalité de chacun. Ils ont aussi pris en compte, district par district, la densité, le revenu médian, la natalité, l’âge médian, le vote et la religion. Le résultat tient encore avec les taux officiels de mariage et de cohabitation du recensement. Aux États-Unis, une analyse antérieure avait déjà relevé que le mariage était plus lié à la satisfaction de vie dans les États comptant plus d’habitants mariés.
L’étude reste corrélationnelle : elle ne dit pas si l’on devient plus heureux en s’installant à Bolsover. Ses données ont plus de quinze ans et viennent de volontaires inscrits en ligne, à 64 % des femmes. Pour trancher, les chercheurs proposent de suivre dans le temps des personnes qui déménagent ou changent de statut conjugal. Ils suggèrent aussi de vérifier si les avantages fiscaux et de logement accordés aux couples expliquent une part de leur avance.
Et chez nous ?
Combien de Français vivent en couple ?
En France, 59 % des personnes de 18 ans ou plus vivaient en couple sous le même toit en 2019, selon l’Insee. Cette mesure ne compte que les couples qui cohabitent, quand l’étude britannique retient toute relation déclarée.
D’un pays à l’autre, le climat social semble peser bien moins que d’un district à l’autre. Une étude de l’université de Tilburg a porté sur 60 518 personnes de 45 pays européens, interrogées en 2008. Les célibataires jamais mariés y étaient en retrait d’environ 0,6 point sur 10 face aux personnes mariées. La France, la Suède et le Luxembourg y comptaient parmi les pays les plus ouverts aux unions hors mariage. L’écart entre mariés et célibataires n’y était pas notablement plus faible que dans les pays les plus attachés aux valeurs familiales.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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