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48 % : c’est le surcroît de cote (odds ratio) de troubles digestifs chez les personnes avec un TDAH, selon une méta-analyse publiée le 10 septembre 2026 sur 23 études et 1,9 million de personnes.
Le travail vient de la Warwick Medical School, au Royaume-Uni. Trois chercheurs y ont réuni des études observationnelles menées aux États-Unis, en Suède, en Allemagne, en Corée du Sud et ailleurs, sur des participants de 2 à 65 ans. Le lien n’est pas une cause.
Ce 48 % n’est pas un risque, c’est une cote. Les auteurs publient un odds ratio de 1,48, dans un intervalle de confiance à 95 % allant de 1,35 à 1,62. La cote des symptômes digestifs dits fonctionnels atteint donc environ une fois et demie celle de témoins neurotypiques. Les maladies organiques, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comprises, ont été écartées du calcul.
Les 23 études réunies sont observationnelles. Elles constatent des écarts entre groupes, elles ne testent rien. Une association de cette taille ne démontre aucun mécanisme, mais elle rend l’hypothèse difficile à ranger au rayon des croyances.
Symptôme par symptôme, l’écart change d’échelle
Le total écrase le détail. Le syndrome de l’intestin irritable affiche une cote supérieure de 58 %, la constipation de 97 %. Sur l’encoprésie, la perte de contrôle des selles, la cote dépasse quatre fois celle des personnes sans TDAH. « Presque tous les symptômes intestinaux que nous avons examinés apparaissent associés au TDAH », résume Sarah Blake, étudiante en médecine à Warwick et cosignataire de l’étude. « Ces symptômes peuvent peser lourd au quotidien, mais ils passent facilement inaperçus quand l’attention se porte sur le TDAH lui-même. »
Mis côte à côte, ces quatre écarts ne se valent pas.

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Plus l’écart est grand, moins l’estimation est précise : l’encoprésie culmine à 4,32, mais son intervalle s’étend de 2,50 à 7,47.
| Symptôme | Odds ratio | Intervalle de confiance 95 % | Écart de cote |
|---|---|---|---|
| Ensemble des symptômes digestifs | 1,48 | 1,35 à 1,62 | +48 % |
| Syndrome de l’intestin irritable | 1,58 | 1,39 à 1,78 | +58 % |
| Constipation | 1,97 | 1,49 à 2,61 | +97 % |
| Encoprésie | 4,32 | 2,50 à 7,47 | +332 % |
Aucun de ces quatre intervalles ne franchit la valeur 1 : dans les quatre cas, l’association tient statistiquement.
Les pistes existent, aucune n’est tranchée
Les auteurs alignent des hypothèses, jamais des conclusions. L’impulsivité et les horaires de repas irréguliers figurent parmi les explications avancées. Les traitements du TDAH aussi, puisqu’ils peuvent provoquer de la constipation. La piste biologique tient en deux mots : microbiote et nerf vague, cette autoroute nerveuse qui relie l’intestin au cerveau. Une voie que la recherche explore aussi du côté du mucus intestinal.
« Nous ne pouvons pas encore dire que le TDAH provoque ces troubles digestifs, ni ce qui explique exactement ce lien », déclare Saran Shantikumar, professeur clinicien associé à la Warwick Medical School. « Mais le schéma est assez frappant pour mériter l’attention », ajoute-t-il. Personne n’a tranché le sens de la flèche.
Et chez nous ?
En France, peu d’enfants sous médicament
La HAS estime qu’environ 5 % des enfants présentent un TDAH, soit à peu près un élève par classe de vingt-cinq. Elle ajoute qu’environ 10 % des enfants concernés reçoivent un traitement médicamenteux. Si le lien se vérifie en France, la piste du médicament y pèserait donc moins lourd.
Chez les adultes, la prévalence retenue par la HAS représente 1,61 million de personnes de 20 ans ou plus répondant aux critères du TDAH, sur 57,55 millions d’adultes.
En septembre 2024, la HAS appelait à former davantage de professionnels, faute de quoi les délais de diagnostic s’allongent.
L’équipe de Warwick suggère aux cliniciens d’interroger les symptômes digestifs, en particulier lorsqu’ils pèsent sur la qualité de vie. Rien n’empêche d’arriver au rendez-vous avec les dates en main : fréquence des selles, douleurs, jours manqués à l’école. Une ligne par semaine suffit.
Blake et ses coauteurs réclament maintenant des travaux capables de séparer ce qui vient du trouble de ce qui vient du traitement. En attendant, une question posée en consultation coûte moins cher qu’une méta-analyse.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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