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Le pain de seigle et l’huile de colza ont désormais leur étude de mortalité. Des chercheurs de l’université d’Aarhus, au Danemark, ont estimé ce qu’aurait changé un régime nordique, adapté à la population, pour 64 406 adultes suédois, sur 24 ans. Leurs résultats sont parus en septembre 2026 dans l’American Journal of Clinical Nutrition.
Le risque de décès baisserait de 2,67 points face à une alimentation inchangée. Sur 1 000 adultes suédois d’âge mûr, un régime nordique suivi pendant 24 ans éviterait environ 27 décès (American Journal of Clinical Nutrition, septembre 2026). L’étude visait pourtant d’abord le foie, et là, rien de net : 0,53 % de complications hépatiques graves avec le régime nordique, contre 0,64 % sans changement. Les auteurs n’y voient pas de baisse du risque.
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Qu’est-ce que le régime nordique, exactement ?
Une assiette surtout végétale, faite de ce qui pousse et nage au nord de l’Europe. Trois chercheurs d’Aarhus en dressent la liste dans The Conversation : céréales complètes comme le seigle et l’avoine, légumes-racines, choux, pommes, poires et baies. Le poisson gras (saumon, hareng, maquereau) revient souvent ; l’huile de colza sert de matière grasse principale et les laitages restent modérés. La viande rouge recule et, selon ScienceAlert, le pain blanc et les pâtes cèdent la place au pain de seigle et au porridge.
Une journée type se compose avec les aliments du menu testé à l’université d’Uppsala. Des flocons d’avoine et des baies le matin, une tartine de seigle, un maquereau ou un saumon, une poignée d’amandes, un yaourt allégé : rien d’introuvable dans un supermarché français.
Pourquoi l’effet reste-t-il modeste ?
Personne n’a mangé nordique pendant 24 ans sur ordre. L’équipe de Michael Fridén a pratiqué une émulation d’essai cible. Elle part des questionnaires alimentaires remplis en 1997, en 2008-2009 et en 2019. Puis elle simule des groupes qui auraient tous suivi le régime pendant 24 ans, une adhésion qui reste théorique. Les auteurs posent eux-mêmes la limite : leurs chiffres valent « sous les fortes hypothèses » d’une absence de facteurs de confusion cachés, de biais de sélection et d’erreurs de mesure.
Le point de comparaison pèse aussi : face à une alimentation inchangée, la mortalité recule de 6 % en valeur relative, rapporte ScienceAlert. Suivre les recommandations nutritionnelles nordiques de 2023, déjà riches en poisson et en céréales complètes, ferait gagner 1,68 point, contre 2,67 pour le régime nordique, selon l’étude. Le bénéfice varie d’un sous-groupe à l’autre, et les études sur ce régime restent peu nombreuses.
Les essais courts vont dans le même sens : à l’université d’Uppsala, 150 personnes atteintes de diabète de type 2 ou de prédiabète ont suivi un an de régime nordique sain (communiqué du 16 décembre 2025). Leur cholestérol LDL a baissé et, chez plus de la moitié des participants concernés, la stéatose hépatique est entrée en rémission.
« Le régime nordique sain a donné les meilleurs résultats chez les participants diabétiques : leur graisse hépatique a diminué d’un peu plus de 20 %, et le contrôle de leur glycémie s’est amélioré en un an. »
Ulf Risérus, professeur de nutrition clinique et de métabolisme (université d’Uppsala)
Sur 24 ans, ce gain sur la graisse du foie ne se traduit pas en complications hépatiques graves évitées dans les cohortes suédoises. C’est la mortalité toutes causes qui porte le signal.
Et chez nous ?
Le régime nordique version française, aliment par aliment
La France recommande déjà l’huile de colza, citée avec celles de noix et d’olive dans les repères du PNNS. L’écart porte sur les quantités : la Finlande, qui applique les recommandations nordiques de 2023, conseille 300 à 450 grammes de poisson par semaine, dont 200 grammes de poisson gras (Autorité finlandaise de l’alimentation). La France en recommande deux portions de 100 grammes, dont une de poisson gras. Côté viande, le plafond français est de 500 grammes hors volaille, plus 150 grammes de charcuterie par semaine. Le plafond finlandais de 350 grammes, en poids cuit, couvre les deux.
| Aliment | France | Finlande | Écart pour un adulte français |
|---|---|---|---|
| Poisson, par semaine | 200 g (2 portions) | 300 à 450 g | +100 à +250 g |
| Dont poisson gras, par semaine | 100 g (1 portion) | 200 g minimum | +100 g |
| Viande hors volaille et charcuterie, par semaine | 650 g maximum (500 + 150) | 350 g maximum (poids cuit) | −300 g |
| Fruits et légumes, par jour | 400 à 500 g (5 portions de 80 à 100 g) | 500 à 800 g | +100 à +300 g |
| Huile végétale, par jour | colza, noix, olive (sans quantité) | 25 g | non comparable |
Pour un adulte qui suit déjà le PNNS, passer au nordique revient à ajouter une à deux portions de poisson par semaine et à retirer environ 300 grammes de viande et de charcuterie. Santé publique France compte 3 à 4 steaks dans 500 grammes de viande : l’écart pèse à peu près deux steaks. Deux steaks de moins, un maquereau de plus. Côté fruits et légumes, les cinq portions de 80 à 100 grammes font 400 à 500 grammes par jour, au bas de la fourchette nordique. Le jus ne rattrape rien : le verre du matin ne compte pas comme une portion.
Le seigle se trouve chez le boulanger, le colza au rayon des huiles. Le geste le plus simple commence au petit déjeuner : des flocons d’avoine et des baies à la place de la tartine de pain blanc.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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