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Vous avez sûrement entendu qu’au Japon, un portefeuille perdu revient toujours à son propriétaire. Le registre annuel de la police métropolitaine de Tokyo, arrêté sur l’année 2025, raconte une histoire plus nette. Deux portefeuilles sur trois reviennent, contre moins de deux parapluies sur cent. Tous objets confondus, le taux est de 28,1 % de l’ensemble des objets traités.
En bref
- 4 750 389 objets ont été traités par la police métropolitaine de Tokyo en 2025, dont 1 334 011 rendus à leur propriétaire.
- Les téléphones reviennent à 83,0 %, les papiers d’identité à 70,3 %, les sacs à 26,7 %, les vêtements à 4,3 %.
- L’argent liquide fait bien mieux que les objets : 3,23 milliards de yens rendus sur 4,50 milliards traités.
- La loi japonaise oblige à remettre l’objet à la police et donne au trouveur 5 à 20 % de sa valeur, un droit qui n’existe pas en France.
L’affirmation« Au Japon, on vous rend toujours votre portefeuille. »
Notre verdictÀ nuancer
Ce que compte le registre de Tokyo
Le décompte figure dans le relevé annuel de la police métropolitaine, catégorie par catégorie. Sur les 337 601 portefeuilles traités par la police métropolitaine de Tokyo en 2025, 226 993 sont revenus à leur propriétaire, soit 67,2 %, contre 1,7 % des parapluies.
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Le registre publie des effectifs, pas des taux : 1 334 011 objets rendus sur 4 750 389 traités font 28,1 % de retours au propriétaire. Un objet perdu à Tokyo a donc un peu plus d’une chance sur quatre de rentrer chez lui. Cette moyenne recouvre des catégories qui n’ont rien à voir entre elles.
| Catégorie | Objets traités | Rendus au propriétaire | Part |
|---|---|---|---|
| Téléphones portables | 144 064 | 119 516 | 83,0 % |
| Papiers et certificats | 817 013 | 574 375 | 70,3 % |
| Portefeuilles | 337 601 | 226 993 | 67,2 % |
| Sacs | 225 533 | 60 248 | 26,7 % |
| Appareils électriques | 391 633 | 25 844 | 6,6 % |
| Vêtements et chaussures | 458 439 | 19 797 | 4,3 % |
| Parapluies | 275 406 | 4 671 | 1,7 % |
| Ensemble des objets | 4 750 389 | 1 334 011 | 28,1 % |
Ce qui décide du retour n’est pas un trait de caractère
La loi japonaise sur les objets trouvés (loi n° 73 de 2006) oblige celui qui ramasse quelque chose à agir sans délai. Il doit le rendre à son propriétaire ou le remettre à la police. Si la trouvaille est faite dans un établissement, elle va au gérant des lieux. Son article 28 ajoute ce dont la légende ne parle jamais. Le propriétaire retrouvé doit verser au trouveur une récompense comprise entre 5 et 20 % de la valeur de l’objet. Quand un établissement est dans la boucle, les deux se partagent la somme en deux moitiés.
Sur 4 500 695 964 yens traités en 2025, 3 229 585 264 sont retournés à leur propriétaire et 586 800 514 sont allés au trouveur. Le liquide revient donc à 71,8 % : en proportion, l’argent rapporté retrouve son propriétaire deux fois et demie plus souvent qu’un objet.
Encore faut-il que l’argent arrive au comptoir. Les Tokyoïtes ont déclaré 8,325 milliards de yens perdus en 2025. En face, 4,509 milliards ont été rapportés à la police, soit 54,2 %, relevait nippon.com en avril 2026. Les deux registres ne se recouvrent pas exactement, mais l’écart dépasse 3,8 milliards de yens.
En France, personne ne paie le trouveur
Le droit français ignore la récompense japonaise. L’article 717 du Code civil renvoie « les choses perdues dont le maître ne se représente pas » à des lois particulières. En pratique, chaque commune, chaque transporteur fixe ses propres règles. Rien n’oblige un propriétaire à verser un centime à qui lui rapporte son sac.
Chez nous, c’est même le perdant qui paie. AAP relevait le 21 août 2026 que la SNCF conserve un objet trente jours dans la gare de découverte. Elle facture 5 euros sa restitution, 10 euros pour un objet de valeur, et l’expédition à domicile démarre à 5,49 euros. Le même parapluie oublié coûte de l’argent à son propriétaire d’un côté de la planète, et en rapporte au trouveur de l’autre.
C’est la constante japonaise. Le pays règle par le dispositif ce que d’autres confient à la vertu. Cela va jusqu’à ses portiques de métro inclinés à 13,5 degrés pour que la carte se pose au bon endroit.
Sur les 275 406 parapluies passés entre les mains de la police de Tokyo en 2025, 170 556 sont repartis avec la personne qui les avait ramassés. En outre, 67 652 sont devenus propriété de la métropole de Tokyo.
Questions courantes
Combien de temps un objet trouvé reste-t-il en attente au Japon ?
La police publie l’avis de découverte pendant trois mois, six mois pour un objet enfoui. Passé ce délai sans propriétaire, l’objet peut revenir à celui qui l’a ramassé.
Le trouveur peut-il repartir avec des papiers ou un téléphone non réclamés ?
Non. La loi exclut de ce transfert les pièces qui prouvent l’identité ou un droit personnel, ainsi que les supports contenant des données personnelles. Dans le registre de Tokyo, les colonnes « remis au trouveur » des papiers et des téléphones sont à zéro.
Que devient l’argent que personne ne réclame ?
Il revient à la collectivité. En 2025, 682 390 866 yens sont tombés dans les caisses de Tokyo au terme de la procédure.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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