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Combien de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur étaient en difficulté d’approvisionnement en France au 7 septembre 2026 ?
La réponse :
Le chiffre
Vous êtes reparti d’une pharmacie sans votre boîte cet été ? Vous n’êtes pas seul. Au 7 septembre 2026, 184 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur figuraient en difficulté d’approvisionnement dans le registre public de l’ANSM, dont 48 en rupture de stock. Cette liste publique, mise à jour le 11 septembre, ne recense que les traitements sans alternative thérapeutique suffisante sur le territoire français : chaque ligne est une ordonnance qui coince quelque part.
184médicaments essentiels en difficulté d’approvisionnement, au 7 septembre 2026
Le compteur recule. Actu Alt Plus mesurait 190 difficultés actives le 28 août 2026 dans son suivi des pénuries, chiffre déjà détaillé dans l’épisode précédent. Six de moins en dix jours, donc. Reste à savoir d’où vient la baisse, parce que les deux statuts du registre ne pèsent pas le même poids sur le comptoir.
La baisse s’est poursuivie en septembre. Au 28 septembre 2026, le registre comptait 181 difficultés actives, dont 46 ruptures de stock et 135 tensions. En un mois, depuis le 28 août, le compteur a perdu neuf lignes : six tensions et trois ruptures seulement.
Cinq des six points perdus viennent des tensions
Entre le 28 août et le 7 septembre 2026, les tensions d’approvisionnement sont passées de 141 à 136, et les ruptures de stock de 49 à 48. Cinq des six difficultés effacées relèvent donc du poste le moins handicapant. Une tension, c’est une disponibilité réduite : le pharmacien rationne, commande ailleurs, vous fait revenir dans trois jours. Une rupture de stock, c’est le tiroir vide, sans date.
Difficultés actives le 28 août190
Difficultés actives le 7 septembre184
Ruptures de stock, mêmes dates49 puis 48
Difficultés actives = ruptures de stock plus tensions d’approvisionnement. Les remises à disposition et les arrêts de commercialisation figurent au registre de l’ANSM mais ne comptent pas dans ce total.
Au 7 septembre, le compteur restait 8,9 % au-dessus de son niveau du 22 juillet 2026, quand 169 médicaments étaient en difficulté ; au 28 septembre, l’écart était encore de 7,1 %. Le repli de septembre efface la fin d’août, pas l’été.
La courbe des sept dernières semaines dessine un plateau plutôt qu’une décrue.

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Le détail poste par poste confirme ce déplacement des tensions vers le bas, ruptures quasi immobiles.
| Date | Ruptures de stock | Tensions | Difficultés actives |
|---|---|---|---|
| 22 juillet 2026 | 46 | 123 | 169 |
| 3 août 2026 | 46 | 138 | 184 |
| 10 août 2026 | 47 | 141 | 188 |
| 17 août 2026 | 50 | 140 | 190 |
| 28 août 2026 | 49 | 141 | 190 |
| 31 août 2026 | 49 | 139 | 188 |
| 7 septembre 2026 | 48 | 136 | 184 |
| 28 septembre 2026 | 46 | 135 | 181 |
Ce qu’une rupture coûte vraiment au comptoir
La DREES a chiffré l’effet sur les officines françaises : pendant une rupture de stock déclarée, le nombre de boîtes livrées aux pharmacies baisse de 11 %, contre 7 % pendant un simple risque de rupture (Études et Résultats n° 1335, mars 2025). Au plus fort de l’hiver 2022-2023, 8 millions de boîtes manquaient chaque mois aux ventes en officine. Quatre classes concentrent environ 75 % des déclarations : cardiovasculaire (30 %), système nerveux (20 %), antibiotiques (14 %) et système digestif (10 %).
Côté laboratoires, l’obligation existe depuis le 1er septembre 2021 : les titulaires d’autorisation de mise sur le marché doivent constituer un stock de sécurité de deux mois pour chaque médicament d’intérêt thérapeutique majeur, que l’ANSM peut porter jusqu’à quatre mois sur les produits à ruptures récurrentes (décret n° 2021-349 du 30 mars 2021). Des dérogations à la baisse restent possibles pour les produits incompatibles avec un stockage long. Les mêmes laboratoires doivent signaler toute rupture ou risque de rupture le plus tôt possible, via la plateforme Trustmed, au titre de l’article R. 5124-49-1 du code de la santé publique.
Le geste utile, si votre traitement figure au registre : demandez à votre pharmacien d’ouvrir la fiche de la spécialité sur le site de l’agence. Chaque ligne y porte le statut en cours et les informations déclarées par le laboratoire, ce que l’ordonnance, elle, ne dit jamais.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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