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Quel est le prix médian du mètre carré d'appartement vendu en France en 2024, tous départements confondus ?
La réponse :
Décryptage
Vous cherchez à savoir ce que vaut le mètre carré chez vous ? En 2024, le prix médian de l’appartement vendu va de 830 €/m² dans la Creuse à 9 597 €/m² à Paris, pour une médiane de 2 163 €/m² sur 93 départements français. D’un bout à l’autre du pays, le rapport est de 1 à 11,6.
Actu Alt Plus a calculé ces médianes sur les ventes réelles enregistrées par la DGFiP dans les demandes de valeurs foncières, millésimes 2021 à 2024. Au total, 3,18 millions de ventes de logements. Le jeu géolocalisé à la parcelle rattache chaque vente à son département.
Chaque département entre dans la série avec quatre repères : le prix de l’appartement, celui de la maison, le nombre de ventes et l’écart à son sommet de 2021-2024. La médiane suit le marché tel qu’il se vend, sans correction de la composition du parc : elle se lit en tendance, pas au point près. Paris pèse 4,4 fois la médiane des 93 départements.
En bref
- Appartements vendus en 2024 : 9 597 €/m² à Paris, 830 €/m² dans la Creuse, 2 163 €/m² au milieu des 93 départements.
- Le prix médian des appartements a culminé en 2023 pour 44 départements, en 2022 pour 30 et en 2021 pour le seul Paris, qui recule de 11,7 % depuis.
- 18 départements sont encore à leur sommet en 2024, de la Bretagne aux Pyrénées.
- 643 523 ventes retenues en 2024 contre 931 280 en 2021, soit 30,9 % de moins en trois ans.
Les prix, un pays à trois vitesses
Six départements passent la barre des 3 900 €/m² pour un appartement : Paris (9 597), les Hauts-de-Seine (6 379), les Alpes-Maritimes (4 741). Le Val-de-Marne (4 661), la Haute-Savoie (4 311) et la Corse-du-Sud (3 907) complètent la liste. Trois sont franciliens, les trois autres vivent du littoral et de la montagne.
Vient ensuite une deuxième vitesse, entre 3 000 et 3 900 €/m² : les Yvelines (3 885), la Charente-Maritime (3 877), la Seine-Saint-Denis (3 846). Suivent la Savoie (3 757), le Var (3 750), le Rhône (3 710) et la Gironde (3 681). Puis le pays redescend vite. Six départements restent sous 1 100 €/m² : la Creuse en bas de classement, devant la Nièvre (1 015), la Haute-Saône (1 020), les Ardennes (1 067), la Haute-Marne (1 069) et la Meuse (1 090). Entre la 10e place (Savoie) et la 84e (Allier, 1 275 €/m²), tout l’écart tient dans un rapport de 1 à 2,9.
À 830 €/m², un appartement de 70 m² dans la Creuse se paie 58 100 euros. C’est le prix de six mètres carrés parisiens.
Le volume ne suit pas le prix. Paris (25 049 ventes en 2024) et le Nord (24 840) forment les deux marchés les plus actifs des 93 départements. Dans le Nord, le mètre carré d’appartement coûte 2 667 euros, moins du tiers du parisien.
C’est la deuxième série de données AAP, après les jours à 30 °C par département, publiée le 7 septembre 2026 sur 92 départements et 76 ans de relevés de Météo-France. Les deux cartes ci-dessous rangent les 93 départements, et le module place le vôtre sur l’échelle nationale.
Série La France immobilière · ventes réelles DVF 2021-2024 · 93 départements
Appartements : 9 597 €/m² à Paris, 830 €/m² dans la Creuse
Prix médian au m² des appartements vendus en 2024. Plus le rouge est sombre, plus le m² est cher. Survolez un département pour sa valeur.
< 1 5001 500 à 2 0002 000 à 2 5002 500 à 3 500≥ 3 500hors DVF (Livre foncier : 57, 67, 68)
Où les prix ont reculé depuis leur plus haut
Écart entre le prix médian 2024 des appartements et son plus haut de 2021-2024. En jaune, les 18 départements encore à leur sommet.
recul de plus de 8 %−8 à −4 %−4 à −2 %−2 à 0 %au plus haut en 2024hors DVF (Livre foncier : 57, 67, 68)
Et chez vous ?
Choisissez votre département : le repère se place sur l’échelle nationale et les compteurs se mettent à jour.
2 024 €/m²Doubs : appartement, prix médian 2024
1 975 €/m²maison, prix médian 2024
−3,4 %écart au plus haut (2022), appartements
52ᵉplus cher sur 93, appartements
L’affichage interactif demande JavaScript ; la médiane des 93 départements est à 2 163 €/m² et le tableau ci-dessus donne les valeurs clés.
Le retournement est parisien avant d’être national
Le prix médian des appartements a culminé en 2023 pour 44 départements et en 2022 pour 30 autres. Un seul a connu son sommet en 2021 : Paris. Et 18 départements affichent leur niveau de 2024 comme point haut de la série.
Paris a donc tourné trois ans avant la majorité du pays. Son prix médian d’appartement recule de 11,7 % depuis 2021, celui de ses maisons de 17,3 %. La petite couronne suit avec un an de décalage : −10,7 % dans les Hauts-de-Seine depuis 2022, −10,3 % dans le Val-de-Marne, −7,9 % en Seine-Saint-Denis. Hors Île-de-France, les reculs les plus nets viennent de la Haute-Vienne (−10,0 % depuis 2022), du Rhône (−9,3 %), de la Creuse (−9,3 % depuis 2023) et de la Haute-Marne (−9,1 %).
Les 18 départements encore à leur sommet dessinent une autre carte : la Bretagne (Côtes-d’Armor, Finistère), les Pyrénées (Ariège, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales). S’y ajoutent la montagne et le littoral sud (Hautes-Alpes, Haute-Savoie, Alpes-Maritimes, Ardèche, Lozère). Restent sept départements ruraux ou du Nord-Est (Aisne, Somme, Vosges, Gers, Loir-et-Cher, Manche, Mayenne). Le retournement, vu de Quimper, n’a pas encore eu lieu.
Un tiers de ventes en moins en trois ans
Le marché a perdu bien plus en volume qu’en prix. Les ventes retenues passent de 931 280 en 2021 à 898 531 en 2022, puis 711 341 en 2023 et 643 523 en 2024, soit 30,9 % de moins en trois ans. Le décrochage tient à une seule année : entre 2022 et 2023, 187 190 ventes disparaissent.

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La grande couronne parisienne encaisse le choc. Les Yvelines perdent 39,9 % de leurs ventes entre 2021 et 2024, le Val-d’Oise 39,6 %, la Seine-et-Marne 39,4 % et l’Essonne 37,4 %. À l’autre bout, les Ardennes limitent la baisse à 19,7 %, Paris à 19,9 % et la Lozère à 21,1 %. Dans la capitale, 31 122 appartements ont changé de mains en 2021, contre 24 951 en 2024.
Le prix, lui aussi, cède en grande couronne, mais six fois moins vite : les Yvelines perdent 39,9 % de leurs ventes pour 6,7 % de leur prix médian. La Seine-et-Marne cède 5,9 %, le Val-d’Oise 6,7 %, l’Essonne 7,9 %. Cela fait 1 763 logements vendus par jour en 2024 dans les 93 départements, contre 2 551 en 2021.
Trente-trois départements où la maison coûte plus cher que l’appartement
La maison médiane se vend 1 901 €/m² en 2024, 262 euros sous l’appartement. La hiérarchie s’inverse pourtant dans 33 départements sur 93. Dans la Loire, la maison vaut 758 euros de plus au mètre carré (2 008 contre 1 250). L’écart est de 548 euros dans l’Ardèche (2 129 contre 1 581) et de 544 dans le Vaucluse (2 739 contre 2 195). Il tombe à 437 dans les Alpes-Maritimes (5 178 contre 4 741) et à 174 dans les Ardennes (1 241 contre 1 067).
Dans ces départements, l’appartement est le logement des centres anciens, quand la maison se vend sur le littoral et dans le périurbain récent. Paris suit la même règle à son échelle, avec 12 380 €/m² pour une maison. La Drôme, le Gard et le Territoire de Belfort sont dans le même cas.
Dix départements en haut, dix en bas
Le tableau range les dix départements où le mètre carré d’appartement coûte le plus cher en 2024 et les dix où il coûte le moins cher, avec le prix des maisons, le nombre de ventes et l’écart au sommet de la série.
| Département | Appartement 2024 (€/m²) | Maison 2024 (€/m²) | Ventes 2024 | Écart au sommet (année) |
|---|---|---|---|---|
| Paris | 9 597 | 12 380 | 25 049 | −11,7 % (2021) |
| Hauts-de-Seine | 6 379 | 7 435 | 14 792 | −10,7 % (2022) |
| Alpes-Maritimes | 4 741 | 5 178 | 20 064 | au sommet (2024) |
| Val-de-Marne | 4 661 | 5 000 | 11 064 | −10,3 % (2022) |
| Haute-Savoie | 4 311 | 4 509 | 11 528 | au sommet (2024) |
| Corse-du-Sud | 3 907 | 4 295 | 1 509 | −0,1 % (2023) |
| Yvelines | 3 885 | 3 837 | 11 630 | −6,7 % (2022) |
| Charente-Maritime | 3 877 | 2 695 | 9 171 | −4,5 % (2023) |
| Seine-Saint-Denis | 3 846 | 3 877 | 10 324 | −7,9 % (2022) |
| Savoie | 3 757 | 3 250 | 6 895 | −0,2 % (2023) |
| Allier | 1 275 | 1 162 | 3 467 | −0,9 % (2023) |
| Cantal | 1 274 | 1 282 | 1 437 | −3,5 % (2022) |
| Loire | 1 250 | 2 008 | 7 527 | −4,7 % (2022) |
| Indre | 1 111 | 1 017 | 2 372 | −5,0 % (2022) |
| Meuse | 1 090 | 1 044 | 1 588 | −3,9 % (2022) |
| Haute-Marne | 1 069 | 1 023 | 1 515 | −9,1 % (2023) |
| Ardennes | 1 067 | 1 241 | 2 434 | −3,3 % (2023) |
| Haute-Saône | 1 020 | 1 186 | 1 914 | −5,6 % (2023) |
| Nièvre | 1 015 | 1 012 | 2 542 | −0,2 % (2023) |
| Creuse | 830 | 877 | 1 400 | −9,3 % (2023) |
La Loire détonne : 86e sur 93 pour l’appartement, elle enregistre 7 527 ventes en 2024, soit plus que la Savoie (6 895) et ses stations. Dans les dix départements du bas du classement, le mètre carré d’appartement coûte moins du tiers du mètre carré de maison en Corse-du-Sud (4 295 €/m²).
En Lozère, 699 logements ont changé de mains sur toute l’année 2024. Deux ventes par jour pour un département entier.
Questions courantes
D’où viennent ces prix au mètre carré ?
Des ventes réelles enregistrées par la DGFiP dans la base des demandes de valeurs foncières, millésimes 2021 à 2024, diffusée en open data sur data.gouv.fr. Le prix médian au mètre carré est calculé département par département et année par année, sur les ventes de logements seules.
Pourquoi une médiane et pas un prix moyen ?
Parce qu’une poignée de ventes très chères suffit à tirer une moyenne vers le haut. La médiane coupe les ventes en deux moitiés égales : la moitié des logements s’est vendue moins cher, l’autre moitié plus cher.
Pourquoi l’Alsace et la Moselle ne figurent-elles pas ?
Parce que le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle relèvent du Livre foncier. La DGFiP exclut explicitement l’Alsace, la Moselle et Mayotte de son jeu de données. La série AAP couvre les 93 départements métropolitains restants.
Quand les prix de 2025 seront-ils connus ?
Une année n’entre dans la série qu’une fois ses ventes stabilisées : chaque mise à jour semestrielle de la base ajoute encore des actes aux années passées. Le millésime 2025 sera publié quand toutes ses ventes auront été enregistrées.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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