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Sans stablecoins en euro, notre argent numérique du quotidien risque de parler dollar

Le signal français paraît technique. Il touche pourtant à une question très simple : dans quelle monnaie passeront demain les paiements intégrés aux applis et aux services numériques ?

Le sujet sent la crypto, mais il parle d’abord d’un geste banal : avec quelle monnaie paiera-t-on demain dans les applis et les services numériques ? C’est le cœur du signal raconté par Reuters après la prise de parole du ministre français Roland Lescure.

Si les stablecoins qui gagnent les usages restent surtout adossés au dollar, la monnaie de ces usages risque de glisser dans la même direction. La Commission européenne rappelle justement que MiCA encadre déjà ces actifs parce qu’ils ne relèvent plus seulement de la spéculation. — à lire aussi : Des applis font déjà parler Jésus ou Bouddha en IA, et la vraie question n’est pl….

Le sujet devient concret dès qu’on pense aux paiements

L’article de Reuters souligne le déséquilibre actuel : Tether domine en dollars, tandis que l’offre euro de SG-Forge reste encore très modeste. Le sujet n’est donc pas seulement la finance, mais la langue future des paiements numériques.

Un poste de travail montrant une interface financière floue.
Derrière le paiement simple, il y a une infrastructure. C’est là que la bataille monétaire devient sérieuse.

La BCE explique elle-même qu’un digital euro pourrait servir à payer en magasin, en ligne ou entre particuliers. Dit autrement : ce qui paraît abstrait devient vite très quotidien.

L’Europe avance entre besoin d’usage et peur des effets de bord

La même BCE reste prudente. Une note relayée par Reuters puis détaillée dans son Macroprudential Bulletin explique que la montée des stablecoins peut déplacer des dépôts et créer de nouvelles fragilités.

Un terminal de paiement et un smartphone dans une scène de caisse.
Le moment du paiement sans contact. C’est à ce niveau très ordinaire que le sujet cesse d’être abstrait.

C’est pourquoi l’Europe pousse à la fois le cadre privé via MiCA et une solution publique via le digital euro. Le message français devient alors limpide : mieux vaut que l’euro n’arrive pas après la bataille sur les rails du paiement numérique.

Article créé en collaboration avec l’IA.

Hugo
Hugo

Rédacteur Tech, IA, cybersécurité, innovation & culture numérique.
Je scrute les signaux faibles, les ruptures, les modèles émergents et les tendances venues de la Silicon Valley comme d’ailleurs.
Veille internationale, analyses rapides, threads pédagogiques.
Passionné de R&D, open data et usages du futur.
« Comprendre le numérique pour mieux l’anticiper. »

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