Un billet plié glissé sous un verre vide sur le comptoir d'un bar en fin de service.

George Michael a payé en secret la FIV d’une inconnue et un pourboire de cinq mille livres

Après la mort du chanteur, le 25 décembre 2016, des témoins nommés et trois associations britanniques ont sorti du silence des années de dons anonymes. Le relevé sourcé de ce qui est documenté, montant par montant, et de ce qui ne l'est pas.

Sommaire
  1. En bref
  2. Le pourboire à la serveuse qui étudiait pour être infirmière
  3. Ce que les associations ont confirmé
  4. Ce qui reste un témoignage
  5. Pourquoi donner sans témoin
  6. Questions courantes

Récit

Sur le plateau de « Deal or No Deal », une candidate raconte qu’il lui manque 15 000 livres pour une fécondation in vitro. Le lendemain, George Michael l’appelle et les lui donne.

La scène n’est racontée que le 26 décembre 2016, au lendemain de la mort du chanteur. L’animateur britannique Richard Osman la publie sur Twitter : « Une femme de Deal Or No Deal nous a dit qu’elle avait besoin de 15 000 livres pour une FIV. George Michael a téléphoné en secret le lendemain et lui a donné les 15 000 livres » (Euronews, 27 décembre 2016). En deux jours, d’autres témoins parlent et trois associations britanniques confirment des années de versements. Toutes ces histoires portent la même clause : il avait demandé que personne ne le sache.

En bref

  • George Michael meurt le 25 décembre 2016. Dans les deux jours, des témoins nommés révèlent des dons qu’il exigeait de garder secrets.
  • Une FIV de 15 000 livres payée à une candidate de « Deal or No Deal », un pourboire de 5 000 livres à une serveuse endettée.
  • Childline, le Terrence Higgins Trust et Macmillan Cancer Support confirment des versements répétés, dont des royalties entières cédées à Childline.
  • Aucun total n’a jamais été publié : les associations parlent de « millions », sans détail.

Le pourboire à la serveuse qui étudiait pour être infirmière

Sali Hughes, journaliste britannique, ajoute son témoignage le même jour : « J’avais écrit il y a longtemps à propos d’une célébrité avec qui j’avais travaillé et qui avait laissé 5 000 livres de pourboire à une serveuse parce qu’elle était étudiante infirmière et endettée. C’était George Michael. » Elle avait raconté l’anecdote des années plus tôt sans nommer personne. Le nom n’est arrivé qu’en décembre 2016.

L’acteur David Walliams rappelle un don de 50 000 livres à Sport Relief, après sa traversée de la Manche à la nage. Mick Brown, ancien animateur de Capital Radio, remonte plus loin : « Chaque Pâques à Capital, quand j’étais à l’antenne avec Chris Tarrant pour Help a London Child, George appelait à 15 h 30 avec un don de 100 000 livres. » Emilyne Mondo, bénévole dans un foyer pour sans-abri, n’avait rien dit pendant des années : « George Michael y travaillait anonymement. Je ne l’ai jamais dit à personne, il nous avait demandé de ne pas le faire. »

Quatre dons de George Michael portent un montant et un témoin nommé, de 5 000 à 100 000 livres, tous rendus publics dans les deux jours qui ont suivi sa mort, le 25 décembre 2016.

Les dons de George Michael documentés un par un. Aucun total n’a jamais été publié.
MontantBénéficiaireQui le raconte
15 000 £Une candidate de « Deal or No Deal », pour une fécondation in vitroRichard Osman, animateur, 26 décembre 2016
5 000 £Une serveuse endettée, étudiante infirmière (pourboire)Sali Hughes, journaliste
50 000 £Sport Relief, après une traversée de la Manche à la nageDavid Walliams, acteur
100 000 £ chaque PâquesHelp a London Child, sur l’antenne de Capital RadioMick Brown, ancien animateur
Montant non publiéChildline, dont l’intégralité des royalties de « Jesus to a Child »Esther Rantzen, fondatrice, qui parle de « millions »
Montant non publiéTerrence Higgins Trust et Macmillan Cancer SupportLes deux associations, en décembre 2016
Un téléphone fixe à fil posé sur une table d'entrée, combiné raccroché, dans la lumière du matin.
Un appel passé le lendemain a réglé une fécondation in vitro de 15 000 livres, selon le récit de Richard Osman.

Ce que les associations ont confirmé

« Au fil des ans, il nous a donné des millions. Nous prévoyions, pour nos trente ans, un grand concert en hommage à lui », déclare Esther Rantzen, fondatrice de Childline, à l’agence Associated Press (NBC Miami, décembre 2016). Le chanteur avait cédé au service d’écoute pour enfants l’intégralité des royalties de « Jesus to a Child », son numéro un de 1996 (Smooth Radio).

Le titre a donc financé Childline pendant vingt ans sans que son public le sache.

Vidéo : George Michael, « Jesus to a Child », chaîne officielle

Le Terrence Higgins Trust, association britannique de lutte contre le VIH, décrit la même discrétion. Il confirme avoir reçu les recettes du duo de 1991 avec Elton John, « Don’t Let the Sun Go Down on Me », et de nombreux autres dons (NBC News, 26 décembre 2016). Macmillan Cancer Support figure aussi parmi les bénéficiaires.

Ce qui reste un témoignage

Aucune comptabilité n’existe. Les associations parlent de « millions » sans détailler les versements, et le nom de Macmillan Cancer Support apparaît sans montant ni date. Les gestes individuels reposent sur la parole de leurs témoins, publiée en décembre 2016 par des gens qui y étaient. Les versions qui circulent aujourd’hui avec un total arrondi ajoutent un chiffre que personne n’a jamais publié.

Pourquoi donner sans témoin

Esther Rantzen donne la clé. « Il est venu à nous, plutôt que nous d’aller le solliciter, mais c’était un don intensément personnel. Il ne voulait pas que cela se sache, ni que cela fasse partie de son image », explique-t-elle. La condition arrivait avec le chèque.

De son vivant, personne ne porte ces dons au crédit de George Michael. D’autres artistes ont choisi l’inverse et bâti une institution au grand jour : Dolly Parton et sa bibliothèque par courrier ont expédié 332 millions de livres à des enfants entre 1995 et 2026. Les deux méthodes donnent autant. Une seule se voit.

Esther Rantzen a attendu vingt ans avant de dire d’où venaient les royalties de « Jesus to a Child ».

Questions courantes

George Michael donnait-il aussi au grand jour ?
Oui. Il participe à Band Aid en 1984 pour la famine en Éthiopie. En 2006, il salue publiquement les infirmières britanniques : « La société appelle ce que vous faites une vocation, et cela veut dire que vous n’êtes pas payées correctement. Je vous salue. »

Sait-on combien il a donné en tout ?
Non, et lui-même disait l’ignorer. En 1999 : « Je n’aime vraiment pas parler des sommes que j’ai données aux associations au fil des ans. Je ne sais pas exactement ce que c’est et je n’aime pas m’y attarder. »

Qu’a dit le Terrence Higgins Trust après sa mort ?
L’association a rendu hommage à un soutien de longue date : « Ses dons ont contribué à une vision d’un monde où les personnes vivant avec le VIH mènent une vie saine, libérée des préjugés et des discriminations. Grâce à l’héritage de George, nous sommes un pas plus près de ce monde. »

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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