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Panorama
504 000 demandes d’aide en un an : le dispositif public Cybermalveillance.gouv.fr a enregistré plus de 504 000 demandes d’assistance en 2025, en hausse de 20 %, selon son rapport d’activité. Mais le chiffre que nous avons compilé en assemblant le panorama officiel est ailleurs : la menace se disperse. Les dix principales cybermalveillances pesaient 92 % des demandes en 2023 ; elles n’en font plus que 81 % en 2025.
En bref
- En assemblant les données officielles, un constat clé : la menace se disperse. Les dix principales cybermalveillances pesaient 92 % des demandes en 2023, contre 81 % en 2025, signe que les attaquants multiplient les variantes.
- Plus de 504 000 demandes d’assistance en 2025 (+20 % sur un an), dont 93 % émanant de particuliers.
- Chez les particuliers, l’hameçonnage pèse près de 33 % des demandes et bondit de 71 %.
- Chez les professionnels, le piratage de compte passe en tête (21 % des parcours d’assistance), nourri par des fuites de données en série (+107 %).
Chaque arnaque fait son article ; presque personne ne recolle les morceaux. Nous avons donc réuni le rapport annuel et les palmarès détaillés du GIP ACYMA, le groupement d’intérêt public qui pilote la plateforme, pour répondre à trois questions simples : qui est visé, par quoi, et à quelle vitesse ça grimpe.
Un demi-million de demandes, surtout des particuliers
Derrière le demi-million, une écrasante majorité de particuliers. Les 504 000 demandes d’assistance se répartissent entre 93 % de particuliers, 6 % d’entreprises et d’associations, et 1 % de collectivités. La plateforme a par ailleurs dépassé 5,1 millions de visiteurs sur l’année, et 22 millions cumulés depuis sa création en 2017.
La hausse générale de 20 % masque des rythmes très différents. Les demandes des particuliers progressent de 47 %, mais ce sont les professionnels qui accélèrent le plus fort : +73 % pour les entreprises et associations, +22 % pour les collectivités. Le signe que les organisations, longtemps discrètes sur ces incidents, viennent de plus en plus chercher de l’aide.

Côté particuliers : l’hameçonnage écrase tout
Pour les particuliers, une menace domine, et de loin. Selon le palmarès des menaces des particuliers, l’hameçonnage, ces messages piégés qui imitent un organisme de confiance pour voler vos identifiants, représente près de 33 % des demandes d’assistance, en hausse de 71 % sur un an.
Loin derrière suivent le piratage de compte (11 % des demandes, en léger recul de 2 % en volume), les violations de données personnelles (6,6 %, mais en hausse de 107 %) et l’arnaque au faux support technique (5,9 %, +39 %). Autrement dit, une seule menace pèse davantage que les trois suivantes réunies.

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Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Le détail des volumes confirme cette bascule vers l’argent. Le faux conseiller bancaire a généré 15 000 demandes (+159 %) et la fraude au virement 13 000 (+196 %), deux escroqueries qui visent directement votre compte plutôt que vos seules données.
Le palmarès des arnaques 2025 chez les particuliers
| Menace | Part des demandes | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Hameçonnage | ~33 % | +71 % |
| Piratage de compte | 11 % | -2 % (volume) |
| Violation de données | 6,6 % | +107 % |
| Faux support technique | 5,9 % | +39 % |
| Faux conseiller bancaire | 15 000 demandes | +159 % |
| Fraude au virement | 13 000 demandes | +196 % |
Tableau Actu Alt Plus, d’après Cybermalveillance.gouv.fr (rapport 2025). Les volumes progressent partout, sauf le piratage de compte des particuliers, stable.
Côté professionnels : le piratage de compte en tête
Chez les professionnels, la hiérarchie s’inverse. D’après la synthèse du rapport, le piratage de compte en ligne devient la première menace des entreprises, associations et collectivités, avec 21 % des parcours d’assistance, devant l’hameçonnage (16 %) et la fraude au virement (13,5 %, +93 %).
La logique est mécanique : un compte professionnel piraté, souvent une messagerie Microsoft 365, sert de porte d’entrée dans tout le système d’information de l’entreprise. Comptes d’hôtels sur les plateformes de réservation, logiciels de facturation, espaces publicitaires : chaque accès volé se revend ou se détourne, parfois pour plusieurs milliers d’euros de préjudice.
Le rançongiciel, ce logiciel qui chiffre les fichiers d’une organisation contre une rançon, repart aussi à la hausse après une accalmie en 2024, avec 2 700 demandes d’assistance sur l’année, dont 1 691 pour les seuls professionnels. Il reste la menace la plus redoutée des entreprises et des collectivités, car une attaque réussie peut paralyser toute l’activité pendant des jours.

Le carburant de tout : la donnée volée
Une même matière première alimente ces arnaques : vos données. L’année 2025 a été marquée par une vague de fuites, avec un bond de 107 % des demandes d’assistance pour violation de données, tous publics confondus. Fédérations sportives, opérateurs télécoms, commerces, santé : des secteurs entiers ont vu fuir les informations de millions de Français.
Ces données ne dorment pas. Elles alimentent un marché souterrain désormais structuré, avec ses places de marché sur le dark web, ses kits d’hameçonnage prêts à l’emploi et ses faux centres d’appels. Résultat, les messages piégés intègrent de plus en plus votre IBAN, votre plaque d’immatriculation ou votre numéro client, glanés dans une fuite récente, pour paraître crédibles. C’est ce qui rend possible le faux mail Ameli ou l’appel du faux conseiller bancaire, deux arnaques qui explosent justement parce que l’escroc connaît déjà vos coordonnées.
Ce que ça change pour vous
Pour vous, la leçon tient en une phrase : ces 504 000 demandes ne sont que la partie émergée. Elles ne comptent que les personnes venues chercher de l’aide en ligne, rapportées à une population de 69,1 millions d’habitants (Insee, 2026) : le nombre réel de victimes est forcément bien supérieur.
Trois menaces montent d’ailleurs très vite et vous concernent directement : l’usurpation de numéro de téléphone bondit de 517 %, les escroqueries commerciales sur de faux sites de vente de 170 %, et le cyberharcèlement de 138 %, tous publics confondus. S’y ajoute le faux placement financier, qui séduit de plus en plus de particuliers avec une progression de 277 %, appâtés sur les réseaux sociaux par des promesses de rendement.
Le bon réflexe reste simple, et il ne coûte rien : ne jamais rappeler un numéro reçu par SMS, vérifier à froid auprès de sa banque avant toute opération, et passer par le service public 17Cyber en cas de doute. Face à des attaques qui connaissent déjà votre nom et vos coordonnées, ce temps d’arrêt est devenu la meilleure protection.
Méthode : données du rapport d’activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr (GIP ACYMA), issues des parcours d’assistance de la plateforme 17Cyber, croisées avec la synthèse presse. Limites : ces chiffres comptent des demandes d’aide, pas des victimes ; ils ne captent que les personnes venues chercher de l’assistance en ligne et sous-estiment donc l’ampleur réelle. Les évolutions en pourcentage portent sur un an (2024 à 2025).
Questions courantes
Combien de demandes d’assistance en 2025 ?
Plus de 504 000, en hausse de 20 % sur un an, dont 93 % émanant de particuliers. La plateforme a aussi dépassé 5,1 millions de visiteurs sur l’année.
Quelle est la première menace pour les particuliers ?
L’hameçonnage, de loin : près de 33 % des demandes d’assistance des particuliers, en hausse de 71 % par rapport à 2024.
Et pour les professionnels ?
Le piratage de compte en ligne, qui passe en tête avec 21 % des parcours d’assistance, devant l’hameçonnage (16 %) et la fraude au virement.
Pourquoi ces arnaques augmentent-elles autant ?
Parce que les fuites de données (+107 % de demandes) alimentent un marché souterrain structuré, qui permet de personnaliser les attaques avec vos vraies coordonnées.
Que faire en cas d’arnaque ?
Passer par le service public 17Cyber, ne jamais rappeler un numéro reçu par SMS, et vérifier à froid auprès de votre banque avant toute opération.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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