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La voiture connectée collecte souvent plus d’informations qu’on ne l’imagine : localisation, habitudes, téléphone, profils conducteur. Sans hack et sans paranoïa, on peut réduire fortement la collecte avec 5 choix simples : permissions, profils, applis, partage et réglages de compte.
Une voiture moderne ressemble de plus en plus à un smartphone sur roues : navigation, services à distance, assistant, appli mobile, mises à jour. Le confort est réel, mais il s’accompagne souvent d’une collecte de données.
Le bon objectif n’est pas “zéro donnée” (certains services sécurité en ont besoin), mais moins de collecte inutile et plus de contrôle. Pour les repères RGPD en France, CNIL reste la base la plus claire.
Beaucoup de systèmes proposent profils conducteur. Faites un profil minimal : pas de carnet d’adresses synchronisé, pas d’historique “infini”, et un nom neutre si possible. Le partage d’un seul compte familial augmente souvent la circulation de données.
Pour les principes de protection “privacy by design”, le guide européen est utile : EDPB (Comité européen de la protection des données).

Exemples typiques “confort” : recommandation de lieux, publicité personnalisée, statistiques marketing. Exemples “sécurité” : appel d’urgence, diagnostics critiques, mises à jour de sécurité. L’idée est de faire un tri : ce qui n’améliore pas vraiment la conduite peut souvent être désactivé.
Pour les questions d’alertes et d’assistance en Europe, les repères sur eCall existent côté UE : European Commission — eCall.
Les applis constructeur demandent parfois accès aux contacts, au Bluetooth, à la localisation “toujours”. Passez en localisation “uniquement quand l’app est utilisée” et refusez les permissions non essentielles.
Sur iOS/Android, la logique de permissions est similaire : moins on donne, moins ça sort. Pour une approche sécurité grand public, l’ANSSI publie des conseils utiles sur les pratiques numériques.

Choix 4 : effacez l’historique de navigation et les destinations favorites avant de revendre ou prêter longuement la voiture. C’est un réflexe “hygiène numérique”.
Choix 5 : désactivez le partage avec des partenaires/tiers quand c’est proposé. Beaucoup de systèmes ont un menu “privacy” ou “data sharing”. Pour le cadre de sécurité et de cybersécurité, l’ENISA (agence européenne) propose des ressources : ENISA.
Conclusion simple : prenez 15 minutes une fois, puis vérifiez une fois par an. Vous gardez les bénéfices du connecté, sans laisser la collecte s’étendre par défaut.