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Sans paranoïa ni applis obscures : 9 réglages simples (permissions, localisation, pub, micro/caméra) pour réduire la collecte et garder un usage fluide.
On ne cherche pas l’anonymat total : on veut juste reprendre la main sur ce que le téléphone collecte, sans casser les usages. Bonne nouvelle : la plupart des leviers utiles sont déjà dans iOS et Android, et prennent moins de 20 minutes. — Code du travail numérique – Fiche service public (IAE) (référence générale d’accès aux droits)
La CNIL rappelle que les permissions techniques sont un vrai “interrupteur” de vie privée, distinct du consentement : refuser l’accès à une donnée, c’est empêcher l’application de la capter. Le point de départ est bien expliqué sur cnil.fr.
1) Permissions au cas par cas : passez en revue caméra, micro, contacts, photos. 2) Localisation : préférez “uniquement quand l’app est active” et désactivez la localisation précise quand elle n’est pas nécessaire. La CNIL propose aussi des repères côté utilisateur sur ses conseils mobile.
3) Suivi publicitaire : coupez le suivi inter-apps quand l’OS le permet, et réinitialisez l’identifiant publicitaire si vous le gardez. 4) Accès au presse-papiers : certaines applis y jettent un œil “par confort”, donc surveillez les autorisations. La recommandation CNIL sur les apps (PDF) détaille bien ces points côté collecte et SDK : recommandation-applications-mobiles.pdf.

5) Notifications : réduisez-les, pas seulement pour le calme, mais aussi parce qu’elles servent parfois à “réactiver” l’usage. 6) Accès réseau local et Bluetooth : autorisez uniquement si vous comprenez l’intérêt (objets connectés, impression, audio). Sur Android comme iOS, c’est devenu plus visible : profitez-en.
7) Mises à jour : activez-les en automatique (OS + apps). 8) Comptes : vérifiez les appareils connectés et les connexions actives, et supprimez ce qui n’est plus utilisé. 9) Vérification trimestrielle : une fois tous les trois mois, refaites un tour rapide des permissions (les besoins changent, et les apps aussi).
Pour cadrer l’objectif, l’ENISA (agence européenne de cybersécurité) rappelle l’importance de réduire les surfaces d’exposition et de mieux contrôler les données personnelles dans l’écosystème numérique.

Enfin, gardez un principe simple : “autoriser quand c’est utile, refuser par défaut”. Ce n’est pas un acte militant, c’est une hygiène numérique. Et si vous voulez un mémo unique, la CNIL a aussi une page dédiée aux réglages de smartphone : maîtriser les réglages vie privée.