Personnes plantant de jeunes mangroves sur un rivage boueux au bord de l’eau.

Mangroves : la restauration d’un bouclier naturel qui revient à grande échelle

Ces forêts côtières protègent les rivages, soutiennent la pêche et stockent du carbone.

Les mangroves reviennent sur le devant de la scène, et pour de bonnes raisons : ces forêts côtières protègent les rivages, abritent une biodiversité impressionnante et stockent du carbone. Des coalitions comme la Global Mangrove Alliance popularisent des projets de restauration qui passent de l’expérimental au concret.

Pourquoi ces arbres “entre terre et mer” comptent autant

Une mangrove en bonne santé amortit les vagues et limite l’érosion, ce qui devient précieux quand les tempêtes s’intensifient. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP) met régulièrement en avant la restauration des écosystèmes côtiers comme levier d’adaptation.

Elle sert aussi de nurserie à de nombreux poissons et crustacés, donc à des économies locales dépendantes de la pêche. L’IUCN rappelle que la protection des habitats est souvent l’un des moyens les plus efficaces de soutenir la biodiversité.

Ce qui marche sur le terrain

Les programmes les plus solides combinent science et savoir-faire local : choisir les bonnes espèces, replanter au bon endroit, et surtout rétablir l’hydrologie (les flux d’eau). La FAO propose des ressources sur la gestion et la restauration des mangroves, utiles pour comprendre ces étapes.

Scientifique mesurant l’eau près de racines de mangrove avec un capteur, en milieu côtier.
Mesure de la salinité près des racines de mangrove, carnet de terrain.

Autre clé : suivre les résultats dans le temps (survie des plants, retour de la faune, évolution du littoral). Des approches de suivi environnemental s’appuient aussi sur l’observation de la Terre, un sujet vulgarisé par NASA Climate quand il s’agit de relier écosystèmes et climat.

Une bonne nouvelle aussi pour les communautés

Quand une mangrove se rétablit, on voit souvent des effets très tangibles : eau moins trouble, zones de pêche plus productives, protection accrue des habitations. La Banque mondiale relie ces enjeux aux stratégies de “blue economy”, qui cherchent à concilier protection et activités économiques.

Pêcheurs poussant une barque dans une zone de mangrove, au lever du jour.
Pêcheurs repartent sur l’eau près d’une mangrove restaurée, à l’aube.

La restauration n’est pas une baguette magique, mais elle est l’un des rares leviers qui cochent plusieurs cases à la fois. Et c’est encourageant : on sait de mieux en mieux quoi faire, et on voit des projets réussis se multiplier, avec des bénéfices visibles.

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Elise Portier

Journaliste scientifique climat, santé, innovations.
Ma mission : traduire la complexité en clarté, rendre visible l’invisible et donner des clés pour mieux comprendre notre époque.
Changements climatiques, vulgarisation recherche médicale
« La science pour tous, sans simplisme. »

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