Chercheuse en laboratoire manipulant un tube d’échantillon et une micropipette.

Hépatite B : des résultats de phase 3 rapprochent l’idée d’une “cure fonctionnelle”

GSK annonce que son candidat bepirovirsen a atteint son objectif principal dans deux essais de phase 3 contre l’hépatite B chronique. Une étape encourageante vers un contrôle durable du virus, avant les présentations complètes de données et les démarches réglementaires.

Un mot revient rarement dans l’hépatite B chronique : “cure”. Début janvier 2026, GSK a annoncé que son candidat bepirovirsen a atteint l’objectif principal de deux essais de phase 3, selon GSK, ce qui constitue un signal encourageant.

Pourquoi c’est notable : l’OMS estime que des centaines de millions de personnes vivent avec une infection chronique, rappelle sa fiche dédiée WHO, et les traitements actuels contrôlent souvent le virus sans l’éteindre complètement.

Ce que disent les essais B-Well, sans surpromettre

Les deux études, B-Well 1 et B-Well 2, ont atteint leur critère principal, indique le communiqué boursier de GSK (PDF), avec des résultats topline qui seront détaillés lors d’un congrès scientifique.

De son côté, Reuters souligne que l’entreprise parle d’un effet statistiquement significatif et cliniquement pertinent sur des marqueurs clés, tout en précisant que les pourcentages exacts de “cure fonctionnelle” n’ont pas été dévoilés à ce stade.

Technicienne ajustant un automate d’analyse en laboratoire, écran flou.
Réglage d’un automate d’analyse virologique dans un laboratoire hospitalier.

Pour comprendre l’enjeu, des analyses comme Fierce Biotech rappellent que la “cure fonctionnelle” est généralement associée à une disparition durable d’un marqueur de surface (HBsAg) et à un ADN viral indétectable pendant une période donnée, ce qui reste un cap très exigeant.

Pourquoi une “cure fonctionnelle” changerait la donne

Un contrôle durable pourrait réduire, pour certains patients, la perspective de traitements au long cours et renforcer les chances de prévenir les complications hépatiques, dans une maladie qui pèse lourd en santé publique, comme le contextualise Financial Times dans son analyse récente, à garder comme lecture de contexte.

Autre élément de lecture : bepirovirsen est développé dans le cadre d’un partenariat, et Ionis confirme également les résultats topline des deux essais, ce qui apporte une redondance utile côté communication scientifique et investisseurs.

La suite : données complètes, régulateurs, puis… le temps long

L’étape suivante, ce sont les jeux de données complets (efficacité détaillée, tolérance, sous-groupes) et le calendrier réglementaire annoncé comme “début 2026” pour les dépôts, d’après les éléments rendus publics par Reuters, avec des informations qui s’affineront à mesure des présentations scientifiques.

Médecin montrant une tablette à un patient en consultation, écran flou.
En consultation, un suivi expliqué au patient avec une tablette à l’écran volontairement flou.

Deux garde-fous simples : ces résultats restent des annonces topline tant que les détails ne sont pas publiés, et ils ne changent pas le fait que la prévention par vaccination demeure centrale, comme le rappelle la page de référence WHO pour le grand public.

Pour les personnes concernées, le meilleur réflexe est de suivre les recommandations médicales locales et d’attendre les données complètes avant d’en tirer des conclusions pratiques : c’est une avancée potentielle, mais le chemin vers l’accès réel se compte souvent en mois et en années.

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Elise Portier

Journaliste scientifique climat, santé, innovations.
Ma mission : traduire la complexité en clarté, rendre visible l’invisible et donner des clés pour mieux comprendre notre époque.
Changements climatiques, vulgarisation recherche médicale
« La science pour tous, sans simplisme. »

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