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Bourses, repas, transport sûr, protection : des leviers très concrets aident les filles à rester à l’école, et on peut mesurer l’impact simplement.
Les programmes qui “marchent” pour l’éducation des filles ont souvent un point commun : ils enlèvent des obstacles très pratiques. Frais indirects, sécurité, règles sociales, manque de sanitaires, trajet trop long… Le Rapport Genre 2025 de l’UNESCO rappelle que les progrès existent, mais qu’ils restent fragiles si on ne traite pas ces freins concrets.
Cette approche est exactement celle défendue sur le terrain : investir dans l’école, mais aussi dans tout ce qui rend la scolarité possible et continue. La synthèse UNICEF sur l’éducation des filles insiste sur l’effet multiplicateur : santé, revenus, participation, stabilité familiale, et bénéfices pour toute la communauté.
Réduire le coût réel : bourses, fournitures, uniformes, aides au transport, ou transferts monétaires ciblés. Des évaluations de “cash-plus” montrent que, bien conçu, cela aide les ménages à tenir dans la durée, comme dans le rapport UNICEF Innocenti (Mali) sur un programme sensible aux chocs.
Assurer un repas à l’école : les cantines améliorent l’assiduité, soulagent le budget des familles et créent une raison très tangible de venir. Le rapport de référence State of School Feeding Worldwide (WFP) montre l’ampleur des programmes nationaux et leur rôle de filet social.

Rendre le trajet et l’école plus sûrs : transport encadré, horaires adaptés, espaces sûrs, mécanismes d’alerte, et travail avec les familles. Les partenariats multi-acteurs, comme ceux soutenus par UNGEI, insistent sur la protection et l’environnement d’apprentissage, pas seulement sur l’inscription.
Un programme utile ne se résume pas au nombre d’élèves inscrites : il doit prouver qu’elles restent, apprennent et passent les étapes clés. Les données sur l’éducation en contexte de crise, compilées par Education Cannot Wait (Global Estimates 2025), aident à distinguer accès, continuité et apprentissages.
Concrètement, quelques indicateurs parlent vite : assiduité mensuelle, taux de passage vers le cycle suivant, retours après une interruption, résultats de lecture/calcul, et perception de sécurité. Le rapport UNESCO insiste aussi sur la qualité de l’école (enseignants, climat, leadership), qui pèse fortement sur les trajectoires des filles.

Beaucoup de programmes locaux s’appuient sur des fonds internationaux, mais la clé est la transparence : objectifs clairs, suivi public, et capacité d’adaptation. Côté systèmes, le document GPE Key Results 2021–2025 donne un aperçu des résultats agrégés, utiles pour comprendre où vont les investissements.
En contexte de crise, les mécanismes dédiés cherchent à garder l’école ouverte malgré les chocs. Les pages Annual Results Reports (ECW) montrent comment les projets sont suivis et rapportés, avec une logique de résultats plutôt que de promesses universelles.
Enfin, un bon signal est la capacité d’un programme à s’appuyer sur des données “filles” : présence, sécurité, transition vers le secondaire, et droits. Le rapport Girl Goals (UNICEF) rappelle que l’éducation progresse quand on suit les trajectoires sur plusieurs années, pas seulement une rentrée.
La bonne nouvelle, c’est qu’on sait de mieux en mieux ce qui fonctionne : des leviers simples, combinés intelligemment, et mesurés avec rigueur. L’impact se voit quand l’école redevient une habitude, pas une exception, pour chaque fille.