Bénévoles travaillant sur des cartes numériques sur ordinateurs portables dans une salle.

Quand des bénévoles cartographient le monde pour aider, depuis leur salon

Des mapathons et des cartes libres qui rendent l’action humanitaire plus rapide et plus précise.

Un peu partout, des bénévoles se retrouvent en ligne pour une tâche très concrète : ajouter des routes, bâtiments et points d’eau sur des cartes libres. Le socle, c’est OpenStreetMap, une base mondiale que chacun peut améliorer, pixel par pixel.

Quand la carte devient un geste d’entraide

En cas de crise, savoir où sont les villages, les ponts, les écoles ou les centres de santé aide à décider plus vite. UN OCHA rappelle combien l’information géographique soutient la coordination humanitaire sur le terrain, surtout quand les réseaux sont fragiles.

Des collectifs structurent ces contributions pour qu’elles soient utiles et vérifiables. Le Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT) organise des campagnes de cartographie et des formations, afin que les données ajoutées soient cohérentes et réutilisables.

Des “mapathons” accessibles, même sans être expert

On n’a pas besoin d’être géographe : beaucoup de missions consistent à tracer des bâtiments ou des routes sur une image satellite, avec des consignes simples. Le projet Missing Maps a popularisé ces mapathons, souvent en partenariat avec des acteurs de terrain.

Main utilisant un ordinateur pour tracer des bâtiments sur une carte, vue rapprochée.
Une main trace des bâtiments sur une image satellite, écran flou.

Ce qui touche souvent, c’est l’effet “de proximité à distance” : on cartographie depuis son salon, mais le résultat peut aider une équipe à planifier une distribution ou une évacuation. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) utilise aussi des données et outils numériques pour appuyer ses opérations.

Un impact discret, mais durable

Au-delà de l’urgence, les cartes libres servent à préparer la résilience : mieux localiser les services, mieux planifier des infrastructures, mieux comprendre les risques. La Banque mondiale met en avant l’importance des approches géospatiales pour le développement, y compris dans les pays où les données manquent.

Personnes consultant une carte papier près d’un véhicule pour préparer un déplacement.
Une équipe consulte une carte pour planifier une intervention, en extérieur.

La bonne nouvelle, c’est que ce mouvement grandit sans bruit : chaque bâtiment dessiné, chaque chemin corrigé, c’est un petit morceau de monde rendu plus lisible. Et parfois, cette lisibilité fait gagner un temps précieux à ceux qui agissent.

Envoyer du positif

Avatar photo
Clara Ménard

Rédactrice Société & Territoires.
Je raconte la France telle qu’elle vit vraiment : initiatives locales, crises silencieuses, solidarités inattendues.
Témoignages, données publiques, voix du terrain.
Objectif : rendre l’actualité compréhensible, utile et humaine.
« Informer pour relier. »

Articles: 3