Visiteurs dans une salle d’exposition avec projections immersives sur murs et sol

Expos immersives : ce qui est vraiment immersion (et ce qui ne l’est pas)

Projection mapping, VR, scénographie sonore, parcours “instagrammable”… On confond souvent les formats. Repères simples pour choisir une expo immersive selon vos envies, sans hype.

“Immersif” est devenu un mot-valise : on l’applique à une projection géante, à un casque VR, à une salle sonore, ou à un décor photogénique. Résultat : on arrive avec de mauvaises attentes, et on ressort déçu… alors que le format n’était juste pas celui qu’on imaginait.

Pour remettre les choses à plat, on peut partir d’un principe simple : une expérience immersive, c’est une expérience qui transforme votre manière d’être présent (regard, écoute, mouvement), pas seulement une image plus grande. Les musées parlent souvent d’expériences variées ; la définition et les standards professionnels de l’ICOM rappellent l’importance du sens, de l’accessibilité et de l’éthique.

Quatre grands formats, quatre attentes différentes

Format 1 : projection mapping / projection immersive. Vous êtes dans une salle, des images recouvrent des surfaces, la musique guide l’attention. C’est spectaculaire, collectif, et souvent “en flux”. Une recherche récente sur l’engagement des visiteurs avec la projection immersive propose des repères sur ce qui favorise l’attention (son, rythme, narration), via cette étude.

Format 2 : VR / AR. Ici, l’immersion est plus “personnelle” : casque, interaction, parfois narration à la première personne. Le point clé, c’est le confort (durée, mouvements) et le type d’interaction : regarder, choisir, manipuler.

Format 3 : scénographie sonore et lumière. Parfois, la vraie immersion vient de l’écoute : spatialisation, pénombre, cheminement. Le visuel peut être minimal, mais l’expérience peut être puissante si elle est bien pensée.

Technicienne réglant un projecteur sur trépied dans une salle d’exposition
Derrière l’immersif : lumière, cadrage, son et rythme font l’expérience.

Le test simple pour éviter les déceptions avant d’y aller

Test 1 : “Dois-je bouger ?” Si l’expérience suppose de déambuler, de s’asseoir, de changer d’angle, vous êtes plutôt sur une immersion d’espace. Si vous êtes “face à” un grand écran, vous êtes plus sur une immersion de spectacle.

Test 2 : “Quel rôle ai-je ?” Spectateur, visiteur libre, joueur, participant ? Les expériences VR peuvent être très immersives mais fatigantes ; les projections peuvent être très belles mais plus passives. Un rapport sur l’éducation et le numérique dans les musées donne aussi des pistes sur ces usages, via ce document.

Test 3 : “Qu’est-ce que je viens chercher ?” Émerveillement visuel, histoire, apprentissage, détente, photo souvenir… Si le lieu communique surtout sur “le spot photo”, vous aurez probablement une expérience plus courte. Si le lieu met en avant une narration, un propos ou un parcours, vous aurez plus de matière.

Visiteuse avec casque VR accompagnée par un médiateur dans un espace culturel
Immersion personnelle : avec VR, le rôle du corps et du confort devient central.

En 2026, le meilleur réflexe n’est pas de “croire ou non” à l’immersif : c’est de choisir le bon format pour votre envie du moment. Quand l’attente et le format se rencontrent, l’expérience devient beaucoup plus satisfaisante.

Pour aller plus loin

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Sofia Leclerc
Sofia Leclerc

Rédactrice Culture : Cinéma, séries, musique, arts & tendances digitales.
Je mets en lumière les œuvres, les artistes et les phénomènes pop qui racontent notre époque.
Analyses, pépites culturelles, critiques express & découvertes du jour.
« La culture comme boussole. »

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